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politique

  • [DVD] Les marches du pouvoir - George Clooney

    Titre : Les marches du pouvoir
    Titre VO : The Ides of March
    Réalisé par : George Clooney
    Avec : George Clooney, Ryan Gosling, Evan Rachel Wood....
    Sortie DVD : 1er mars 2012, distribué par la Metropolitan Filmexport.

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    Résumé : Stephen Meyers (Ryan Gosling) est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris (George Clooney), qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment…

    Aaaah les dessous de la politique. Je trouve ça fascinant. Au lycée, j'avais dû faire un exposé sur les primaires aux Etats-Unis et j'avais donc fait des recherches sur la préparation des campagnes : les choses importantes sont vraiment celles que l'on ne voit pas.

    C'est justement ces choses que George Clooney a choisi de nous montrer dans Les Marches du Pouvoir. A travers le personnage de Stephen Meyers, il nous emmène à la rencontre des personnes qui font un candidat : les directeurs de campagne, les journalistes, les membres du parti et même les stagiaires. Et toujours à travers du personnage de Stephen Meyers, il nous montre que même le plus honnête des hommes peut être pourri à l'intérieur.

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    Nous avons donc le gouverneur Morris et son conseiller de campagne Stephen Meyers et autour d'eux gravitent d'autres conseillers, des journalistes toujours à l'affût du scoop et des stagiaires pistonnées pas très bien dans leur tête qui font très bien les photocopies et sont encore meilleures quand il s'agit de créer des problèmes. J'ai d'ailleurs un avis mitigé sur ce dernier point : c'est par le personnage de Molly que Stephen découvre la vérité sur le gouverneur mais j'ai trouvé l'histoire autour d'elle bancale et prévisible.

    La politique c'est la loi du plus fort, pas forcément du plus honnête, tous les coups (ou presque) y sont permis pour gagner. Il faut s'attendre à tout et surtout au pire : mensonges, complots, scandales et faux semblants sont les maîtres mots. Stephen Meyers a mis du temps à réaliser qu'entrer en politique, c'est un peu vendre son âme au Diable.

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    Les critiques présentent Les Marches de Pouvoir comme un film sur la fin d'un idéalisme et la chute que cela entraine. Moi je vois plus ça comme un film sur un idéaliste qui a revu son honnêteté à la baisse et qui a compris que le monde de la politique ce n'est pas le monde des Bisounours. Son ambition par contre a grandie et il est vient même à utiliser les méthodes qu'il abhorrait tant pour arriver à ses fins. La loi de la jungle vous dis-je. 

    Le film est court et l'intrigue plutôt simpliste, mais ce qui pourrait sembler être des défauts s'avèrent être parmi les principales qualités du film : il n'aura suffit que d'une discussion dans un bar pour faire tomber le premier domino, et tous les autres après lui. Aussi, 1h30 pour raconter les hauts et les bas de Stephen est largement suffisant.

    Le film a le mérite d'aller directement à l'essentiel et ne pas perdre le spectateur dans une suite de sous-intrigues complexes et un amas de mots techniques - Ryan Gosling partage mon avis: « Le projet m’a intéressé parce que c’est un film politique sans message politique. Vous n’avez pas besoin de connaître la politique pour suivre les personnages et apprécier l’histoire. Le film vous ouvre une fenêtre sur les coulisses d’un monde que l’on ne voit jamais. »

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    En parlant de Ryan Gosling... pas son rôle le plus mémorable, mais il interprète avec beaucoup de justesse ce jeune conseiller à l'idéalisme perdu. George Clooney, n'en parlons pas, son personnage apparait peu et c'est lui qui réalise donc évidemment, il est bien. Evan Rachel Wood a bien grandi, mais ça ne sera pas non plus son rôle le plus mémorable... j'ai même trouvée qu'elle surjouait un peu (le fait de ne pas avoir apprécié son personnage ne doit pas aider). Philip Seymour Hoffman et Paul Giamatti sont excellents en directeurs de campagnes adversaires forts loyaux mais peu honnêtes. Mais je crois que le personnage que j'ai préféré c'est celui joué par Marisa Tomei, Ida Horowics, la journaliste qui suit les primaires pour le New York Times. Parce que pour moi politique + journalistes = State of Play. Et State of Play, c'est le bien.

    En résumé, un film court mais efficace. Pas indispensable, mais à voir au moins une fois ! Ne serait-ce que pour la dualité des personnages et les dialogues percutants.

    Et pour en savoir encore plus sur les coulisses, vous avez les bonus du DVD ! Il y a les commentaires audio, les origines du film (je lirai bien la pièce d'ailleurs moi), une présentation du casting et du rôle de conseiller politique et un reportage sur George Clooney - what else ? Des bonus plutôt intéressants dans l'ensemble !

    Merci à Cinétrafic pour l'envoi !

    (Vous pouvez d'ailleurs découvrir aussi plein d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Film a voir ainsi que la catégorie Film 2012.)

     

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  • Sex, Drugs & Politics...

    Voila comment on pourrait résumer Party Animals en quelques mots...

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    Dans la lignée de State of Play, Party Animals nous plonge dans les coulisses de Westminster où pouvoir et manigances sont les maitres mots. On y suit avec plaisir le quotidien de ceux qui font la politique d'aujourd'hui, qu'ils soient membres du Parlement, simples assistants, journalistes ou lobbyists.

    Party Animals nous entraîne dans le quotidien mouvementé de deux membres du Parlement et de leur assistants. 
    Pour le Labour Party on a Joanne Porter, mère de famille qui a souvent bien du mal à gérer vie politique et vie familiale. Heureusement que ses assistants sont là : Kirsty Mackenzie - interne et future assistante qui n'a qu'un but dans la vie : monter vite dans l'échelle politique - et Daniel Foster - assistant de Jo depuis sa sortie de la fac, excellent dans son travail, et surtout loyal à jamais ! 
    Pour le côté adverse, le Conservative Party, on a James Northcote - Tory jusqu'au bout des ongles, et qui trompe sa femme sans aucun scrupule, entouré de ses assistants Matt Baker, gay et fière de l'être, et Ashika Chandiramani, maîtresse malmenée de James mais surtout jeune femme ambitieuse qui va vite prendre son envol.

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    Tout ce petit monde gravite autour de Daniel et Scott Foster, frères qui baignent dans la politique depuis leur naissance - leur père ayant été lui-même membre du Parlement. Danny est devenu assistant tandis que son frère a été plus attiré par le monde subversif du lobbying.

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    Chacun le sait, le monde politique est cruel et sans pitié, et Party Animals nous le montre bien. Dès le premier quart d'heure le ton est lancé : la victoire avant tout, peu importe les conséquences sur les autres. Mais le monde politique est aussi bien versatile, et les retournements de situations se produisent en continu : le gagnant d'un jour peut très vite devenir le perdant du lendemain...

    Party Animals a beau être une série dite "politique" on se rend vite compte qu'au final ce n'est pas tant le système politique le sujet principal de la série, mais bien les personnes qui le font et surtout ce qui en résulte sur leur vie personnelle.
    Mensonges, trahison, coup bas, sont le quotidien de ces jeunes gens. Certains le supportent et arrivent à passer outre, d'autres pas et noient alors leur mal-être dans l'alcool, le sexe et autres substances illicites. Et oui, travailleurs de Westminster ou pas, ils sont avant tout des être humains, avec leurs qualités et surtout leurs défauts... Voila où réside tout l'intérêt de la série - trop de politique aurait vite lassé, et je pense que ceux n'ayant pas quelques bases auraient vite été perdus (donc un conseil, révisez un peu le système politique anglais avant de vous lancer dans la série ^^).

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    Côté casting, rien à dire ! On sent la forte alchimie entre les acteurs, et c'est alors d'autant plus facile de s'attacher aux personnages. Les acteurs sont tous excellents et on se sent qu'ils se sont investis. Mais il faut tout de même noter Andrew Buchan en lobbyiste invertueux qui va tout remettre en question après un funeste évènement ainsi que Raquel Cassidy, sidérante en membre du Parlement qui voit tout s'effondrer autour d'elle. Andrea Riseborough quant à elle confirme tout le bien que je pense d'elle - elle était déjà remarquable dans The Devil's Whore, elle l'est tout autant ici en petite peste carriériste et manipulatrice qui va vite apprendre à ses dépends que dans la vie on a pas toujours tout ce qu'on veut. Sans oublier bien évidemment celui pour qui j'ai regardé la sérié, Matt Smith, parfaitement crédible dans la peau de ce jeune assistant, maladroit en amour mais extrêmement compétent dans son travail et optimiste sans failles.

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    Si vous avez aimé State of Play et que vous chercher une série dans la même veine mais avec un ton plus "frivole" alors Party Animals est pour vous ! 8 épisodes remplis de "power & glamour" (pour citer la jaquette), où coeur et politique se mêlent pour nous offrir une série des plus atypiques, mais surtout des plus sympathiques et divertissantes !

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