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bbc 2002

  • Crime and Punishment

    108611-large.jpgRésumé (merci Wikipédia!) : 
    L'histoire dépeint le meurtre prémédité d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur cadette par un ancien étudiant de Saint-Pétersbourg nommé Raskolnikov, et ses conséquences émotionnelles, mentales, et physiques sur le meurtrier. Après être tombé malade et être resté au lit, cloué par la fièvre, pendant plusieurs jours, Rodion Romanovitch Raskolnikov est atteint de paranoïa et commence à s’imaginer que tous ceux qu’il rencontre le suspectent du meurtre ; la connaissance de son crime le rend presque fou...

    N'ayant pas -encore- lu le livre, je ne peux pas dire si les personnages sont fidèles à l'histoire originale. Ce que je sais, c'est que les acteurs sont excellents.
    Surtout John Simm en Rodion Raskolnikov. Il n'en fait jamais trop. Il arrive à rester dans le ton du début à la fin. John Simm a un jeu tout en finesse, il fait passer beaucoup de choses à travers le regard. Je l'avais deja remarqué dans The Devil's Whore et State of Play, et son rôle de Raskolnikov n'a fait que renforcer mon opinion.

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    Il interprète un Raskolnikov charismatique, intelligent, arrogant, troublé, aimant, mais en proie à des hallucinations et à la paranoïa. John Simm a réussi à rendre toute la complexité du personnage. Au départ, on ne peut s'empêcher de le trouver antipathique : il a tué avec prémiditation et de sang-froid ! Pour aucune raison valable, si ce n'est pour se prouver à lui-même qu'il pouvait tuer. Mais au fur et à mesure, on en vient à le plaindre, et à éprouver de la sympathie envers lui.still_cp09.jpg
    Sinon, j'ai beaucoup aimé Sonya. Je ne sais pas comment elle est dans le livre, mais je trouve que Lara Belmont a bien fait ressortir la dualité de ce personnage à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, mais qui jamais ne baisse les bras. Comme beaucoup, elle ne vit pas, elle survit. La religion et sa morale sont les deux choses qui lui permettent de tenir. Même quand Raskolnikov est détestable avec elle et lui dit des choses qui font mal.

    Julian Jarrold a eu la très bonne idée de filmer caméra à l'épaule et dans les rues même de Saint Petersbourg. Ce qui est parfait pour rendre l'atmosphère sombre et la dimension psychologique de l'histoire.
    Raskolnikov se sent pris au piège : les nombreuses scènes se passant dans des escaliers, des petites pièces, des cours d'immeubles rendent parfaitement l'atmosphère oppressante de l'action.
    Après le meurtre, Raskolnikov est perdu. Les plans "agités" avec la caméra qui tourne sur elle-même et autour des acteurs, les contres-jour, les gros plans, rendent bien l'état d'esprit de Raskolnikov.
    Les scènes entre Porfiry et Raskolnikov sont particulièrement éprouvantes, et nous tiennent en haleine tout le long du film. La scène du meurtre quant à elle est particulièrement violente - bien qu'elle soit plus suggérée que montrée.
    Dès la première minute, on est au coeur de l'intrigue. Il n'y a rien qui nous prépare à ce qui va suivre, aucune présentation de l'histoire, dès le commencement, on se retrouve à suivre Raskolnikov.

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    Crime and Punishment est un film "dur". Psychologiquement parlant.
    Il n'y a pas beaucoup d'action, ni de dialogues. Je suis du genre à vite m'ennuyer, et ça aurait pu être le cas là aussi. Mais non. J'étais fascinée. Fascinée par Raskolnikov, par son comportement, par ce qu'il subissait. Comme dit plus haut, je n'ai pas lu le livre, et d'un certain côté, c'est mieux comme ça. Je ne savais pas à quoi m'attendre. J'ai été surprise tout le long. A chaque fois je me demandais ce qui allait lui arriver, et à chaque fois mes idées étaient fausses. Même à la fin - surtout à la fin ! Sincèrement, j'ai cru qu'il s'en sortirait. Toutes les fois où il était prêt à se dénoncer, un évènement lui permettait d'en échapper. Ca m'a fait penser à la scène finale de Match Point, lorsque tous les soupçons se portent sur Chris. Jusqu'au moment où la bague est retrouvée sur un SDF.
    J'ai pensé qu'il en serait de même là, que la mort de Svidrigailov serait le moyen d'échapper à l'emprisonnement. Encore une fois, j'étais dans l'erreur...

    Je vous le conseille vivement, ne serait-ce que pour admirer le talent de John Simm !

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