22.10.2009
He knew he was right
Ca fait bientôt deux mois que j'ai vu cette adaptation et ce n'est que maintenant que je me lance dans la review... Mieux vaut tard que jamais comme on dit ^^
Fiche d'identité :
Titre : He knew he was right
Année : 2004
Réalisé par : Tom Vaughan (scénario de Andrew Davies)
Avec : Oliver Dimsdale, Laura Fraser, Stephen Cambell Moore, Christine Cole, Bill Nighy
Résumé : Louis Trevelyan's refusal to trust his wife, Emily, destroys their marriage and drives him to insanity. He forces her out of their house, hires a seedy private detective to spy on her and kidnaps their son - with devastating consequences. Meanwhile, Emily's sister Nora causes uproar when she decides to marry for love rather than wealth; and the local curate Gibson, who possibly has the most complex love life of all, proposes to not one woman, but three.
N'ayant pas lu le livre de Anthony Trollope, je ne sais pas si l'histoire et les personnages sont fidèles. Ce que je peux dire par contre, c'est que l'histoire est parfaitement compréhensible même sans avoir lu le résumé et que les acteurs ont tous, sans exception, été particulièrement bien choisis - avec je l'avoue un petit coup de coeur pour Caroline Martin, l'actrice jouant Dorothy, et bien évidemment David Tennant qui est juste "brilliant" en "flirtarious vicar" (expression tellement parfaite qu'il serait dommage de la traduire ^^). Ce type arrive vraiment à jouer toutes sortes de rôles et avec à être juste à chaque fois ! Christina Cole est elle aussi fabuleuse. La voir jouer Cassie dans Hex, puis Lilith dans Doctor Who et ensuite la voir là, ça change !
L'histoire est vraiment très prenante et reste cohérente jusqu'à la fin. Fin à laquelle je l'avoue, je ne m'attendais absolument pas ! Et là, je me dis que finalement, n'avoir pas lu le livre, ni aucun résumé ni le résumé sur le DVD a été une bonne chose ^^
En fait, il y a plusieurs histoires dans He knew he was right... et à chaque fois des histoires de coeurs. On suit les (més)aventures de 4 couples (ou plutôt 3 couples et un triangle amoureux) tout le long des 4 épisodes. Aucun des couples, ni aucune de leur histoire ne se ressemble, et c'est ce qui rend le tout si intéressant. Ca permet de souffler un peu entre les scènes plutôt éprouvantes tournant autour de Louis et Emily...

Concernant les personnages, j'avoue une petite affection toute particulière pour Dotty que j'ai trouvé vraiment attachante. D'ailleurs, j'attendais les passages la concernant avec impatience à chaque fois. J'aime son charactère à l'opposé de celui de sa soeur, et comme elle a réussi, sans effort particulier, à "apprivoiser" sa vieille tante - et par extension, j'ai bien évidemment adoré Brooke !
Laura Fraser nous offre une superbe Emily, forte, déterminée, et surtout fidèle à ses principes. Jusqu'au bout elle tente de clarifier les choses, tout en restant attachée à son opinion ! Oliver Dimsdale est sidérant dans son interprétation de la descente aux enfers d'un jeune homme amoureux, mais aveuglé par sa fierté et sa jalousie. Même avec du recul, je n'arrive pas à aimer Louis Trevelyan. Je ne peux m'empêcher de me dire qu'il a provoqué lui-même son malheur, et surtout que son aveuglement à fait souffrir de nombreuses autres personnes...
Du point de vue de la réalisation, je ne peux que m'incliner bien bas ! Les paysages sont sublimes et les costumes divins ! Ca donne envie de repartir à cette époque pour avoir l'occasion de porter d'aussi jolies robes !

Je me rends compte après rédaction qu'il y a plein d'autre choses dont j'aurais voulu parler, mais si je me lance la dedans, vous risqueriez d'être spoilées, et ça serait vraiment dommage car voila encore une mini-série a voir !
00:19 Publié dans The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : anthony trollope, he knew he was right, bbc
17.10.2009
Girl Number 9
Allez, c'est décidé, je poste ici ma présentation sur...
Présentation :
- Nombre d'épisodes : 6
- Durée : Environ 5 min chacun
- Diffusion : Sur le site de la série uniquement (sans blocage, donc le visionnage sera possible dans tous les pays !! )
- Produit par :
- Martin Baker
- Pete Coogan
- Réalisé par :
- Dan Turner (Episodes 1,2,3)
- James Moran (Episodes 4,5,6) (ça vous rappelle rien ces chiffres ?! Le *toutélié* a encore frappé xD)
- Ecrit par : James Moran
- Musique : Ben Foster
- Avec :
- Gareth David-Lloyd : James Matheson
- Joe Absolom : Vincent Boylan
- Tracy-Ann Oberman : Cathryn Lyndon
Le premier épisode sera "diffusé" le vendredi 30 octobre 09 à 21h - heure UK, donc chez nous, ce sera 22h !!
Le second ce sera le lundi 2 novembre, et ainsi de suite jusqu'au dernier épisode le vendredi 6 novembre !
Pourquoi devrez-vous être devant votre écran le 30 octobre ? Parce que...
- C'est avec Gareth David-Lloyd !
- Et Tracy-Ann Oberman (vue dans Doctor Who !)
- Et que James Moran est le scénariste (il a écrit des épisodes de DW et TW)
- Et que Ben Foster s'occupe de la musique (il est le compositeur des BO de TW et DW entre autres *cheers*)
- Et que c'est avec Gareth David-LLoyd ça dure pas longtemps
- Et que c'est original
- Et fichtrement intriguant !
- Et que si ça a du succès on aura peut-être droit à une sortie DVD...
- Et même à une sequel (ou prequel, ils savent pas encore!)
- Et qu'on nous promet un cliffhanger à chaque fin d'épisode
- Et que c'est avec Gareth David-LLoyd le trailer donne sacrément envie !!!
Pour plus de photos, infos et des articles sur la série, vous pouvez aller sur:
- Le site officiel
- Le Facebook
- Le Twitter
Et sinon, pour faire la promotion de la série, les producteurs ont eu l'idée de créer un compte Twitter aux différents personnages. C'est un bon moyen pour nous de les découvrir et de connaitre un peu le contexte avant la diffusion de la série :
- Twitter de Cathryn Lyndon
- Twitter de Vincent Boylan
- Twitter de Ryan Dunbar (policier)
- Twitter de Christopher Weinberg (policier)
(Et non, James Matheson n'a pas de Twitter ! Les nouvelles technologies, très peu pour lui
)
Voilaaaa !! J'espère que le 31 octobre prochain ce billet sera inondé par vos commentaires sur le premier épisode ^^
PS : Sachez que Richard Armitage devait jouer dedans, mais finalement, il a refusé car il n'aime pas les séries qui se passent at Twilight
(je vais faire décoller mes stats là xD)
23:02 Publié dans The Idiot's Lantern, Web | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : gareth david lloyd, girl number 9, james moran, tracy ann oberman, joe absolom, ben foster
06.07.2009
Tonight's the night...
Je pense que John Barrowman ne m'en voudra pas de lui avoir emprunté le nom de son émission pour l'utiliser comme titre de billet, mais faut dire qu'il est parfaitement approprié au sujet...
Mais qu'y-a-il donc ce soir de si important ????
Ce soir, à 21h heure anglaise (22h chez nous donc), débute la saison 3 de l'une des meilleures séries du 21ème siècle, j'ai nommé bien évidemment Torchwood !
Je ne la verrai que le 18 juillet prochain, avec les autres membres de Torchwood 4 (j'ai hateeeeeuh) mais rien qu'à voir les trailers, les photos promos, l'intrigue... cette saison s'annonce des plus éprouvantes émotionnellement parlant, et surtout des plus "fantastic"en ce qui concerne la réalisation. Nan mais sérieux, regardez-moi ce trailer !!! (Ca donne encore moins envie d'avoir des enfants...)
Russell T. Davies est mon dieu vivant. Sans lui, pas de Doctor Who. Sans Doctor Who, pas de Torchwood. Sans Torchwood, pas de Torchwood 4. Sans Torchwood 4, ma vie serait bien monotone...
Et pour fêter cette nouvelle saison ainsi que l'officialisaton de mes épousailles, voila une toute nouvelle bannière ^^ Elle est belle heiiin ?!! (j'espère que vous la voyez... si non, essayez d'actualiser la page!)
19:09 Publié dans Lost in the Whoniverse !, The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : torchwood, saison 3
30.06.2009
Four very british traitors...
Enfin ! Enfin, j'ai regardé les derniers épisodes de Cambridge Spies ! J'aurais mis le temps... Oh ce n'est pas que j'ai eu du mal à accrocher - bien au contraire - mais entre temps il y a eu les révisions et le Marathon Torchwood, donc j'avais mis Cambridge Spies de côté pour un temps ^^
Fiche d'identité :
Titre : Cambridge Spies
Année : 2003
Avec : Rupert Penry-Jones, Tom Hollander, Toby Stephens, Samuel West...
Résumé : Au sein de la prestigieuse Université de Cambridge, quatre étudiants issus de la grande bourgeoisie anglaise vont être courtisés et recrutés par les services secrets soviétiques dans le but d'infiltrer les hautes sphères de l'intelligentsia britannique. Assoiffés d'idéalisme et de justice sociale, désirant lutter contre la montée du nazisme, ils vont trahir leur pays sans vergogne, durant vingt ans, au profit du communisme.
J'ai trouvé cette série fascinante. Même si du point de vue du scénario j'ai trouvé que ça laissait quelque peu à désirer : certains moments de leur vie sont expédiés, l'histoire est censée se dérouler sur 20 ans, mais les 20 ans, on ne les voit pas. On a l'impression que tout se passe dans un cours laps de temps, ce qui fait qu'à certains moments on ne sait plus trop en quelle année on est.

Mais à bien y réfléchir, ce n'est pas si gênant que ça. La série se focalise plus sur leur vie personnelle et leur ressenti vis-à-vis de leur travail, que sur leurs missions à proprement parler. Guy Burgess, Anthony Blunt, Donald MacLean et Kim Philby ont consacré 20 ans de leur vie à essayer de changer les choses, mettant leur vie personnelle de côté. Leur quotidien n'était que mensonges, trahison et faux-semblants. Certains en étaient fiers et heureux, d'autres en sont venu à tout vouloir laisser tomber.
Mais au final, ils sont allés jusqu'au bout car le plus important pour eux, c'était leur amitié. Ils se sont soutenus et protégés pendant plus de 20 ans ! Voila, selon moi, de quoi traite essentiellement Cambridge Spies : l'amitié. Chaque épisode, et chaque évènement troublant met en avant cette amitié, si forte entre eux. "If one falls, we all fall" telle est leur devise.
Les acteurs sont tous "fantastic". J'avoue que j'ai regardé la série essentiellement pour mon ex-mari Rupert Penry-Jones, mais c'est surtout Tom Hollander que j'ai retenu. Je l'ai trouvé tout simplement "brilliant". Toby Stephens quant à lui nous montre encore une fois toute l'étendu de son talent. Samuel West est parfait dans le rôle de l'espion proche de la Couronne, qui est aussi à la fois l'ami, l'amant, le frère...
Cambridge Spies est inspiré d'une histoire vraie. Ces 4 espions ont vraiment existé, et d'ailleurs, la série m'a donné très envie d'en savoir plus sur eux. Ils sont considérés comme les plus grands espions britanniques, et la découverte de leur secret a fait couler beaucoup d'encre, mais j'avoue qu'avant de voir la mini-série, je n'avais jamais entendu parler d'eux...
Cambridge Spies est une mini-série qui mérite vraiment d'être vue... comme une grande partie des productions britanniques en somme ^^
00:55 Publié dans The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : cambridge spies, toby stephens, rupert penry jones, samuel west, tom hollander
02.06.2009
Be fabulous but forgettable.
Résumé : Hannah, une jeune femme active, mène une double vie. Si pour son entourage elle travaille en tant que secrétaire juridique de nuit,cette Londonienne est en réalité, une call-girl de luxe, intimement surnommée Belle. A la manière d'un journal intime, elle fait découvrir son quotidien libertin entre désirs, rencontres et fantasmes. Pour bien départager sa vie personnelle et professionnelle, Hannah se fixe une règle fondamentale : ne jamais tomber amoureuse des clients!
J'ai commencé à regarder cette série pour une raison : Billie Piper
Je n'ai jamais regardé un seul épisode de Sex and the city, et les séries qui tournent essentiellement autour du sexe ne m'intéressent absolument pas. Mais voila, j'ai adoré Billie Piper en Rose Tyler dans Doctor Who, et j'étais très curieuse de voir ce qu'elle avait fait après.
Et pour tout vous dire, j'ai littéralement accroché à cette série dès les premières minutes. Non seulement Billie Piper est excellente dans le rôle, mais en plus, l'héroine, Hannah est vraiment drôle et attachante.

A ce jour, 2 saisons ont été diffusées et la 3ème est en cours de tournage. Chaque saison comporte 8 épisodes d'environ 25min. Ce format court pourrait être vu comme un inconvénient, pour moi c'est son point fort. Ils vont directement à l'essentiel, et évitent ainsi à la série de tourner en rond. Bien sur, les scènes de sexe sont nombreuses et plutôt crues, mais au final elles ne le sont pas beaucoup plus que dans d'autres séries !
Les deux saisons sont bien différentes l'une de l'autre. La saison 1 est centré sur le travail de Belle/Hannah, et chaque épisode aborde un sujet différent lié au métier de call-girl : SM, homosexualité, orgies et j'en passe!
La saison 2 quant à elle, se base essentiellement sur la vie personnelle de Hannah, sur ses relations avec ses amis, ses amours... Et surtout, le thème central de la saison c'est "Arriverait-elle à changer de vie par amour?"
La série est racontée sous forme de journal intime, comme l'indique bien le titre : Hannah s'adresse à nous sans retenu, elle commente les évènements et les clients sur un ton des plus humoristiques et naturels. Car voila le point fort de cette série : son humour.
Hannah n'a aucune honte à être une call-girl, et elle ne se voit absolument pas faire autre chose. Par amour, elle a essayé une fois d'avoir une vie "normal" mais elle s'est vite rendue compte que ce n'était pas pour elle. Son travail de call-girl lui plait, et elle le fera aussi longtemps qu'elle le pourra.
Ce qu'il faut savoir c'est que Hannah fait ça parce que ça lui plait vraiment. Elle est intelligente, cultivée, elle a fait des études littéraires si ma mémoire est bonne et obtenu son diplôme. Elle n'est pas devenue call-girl par dépit, mais bien par choix ! Et d'ailleurs, c'est sans doute pour cela qu'elle est considérée comme l'une des meilleures dans le domaine...
Hannah est soutenue par Ben, son ex-copain devenu son meilleur ami. Il a été choqué en découvrant la vraie nature de son travail, mais a réussi à la comprendre et à l'accepter. Et puis, à partir de la saison 2, il y aussi "Bambi". Au départ elle la considérait juste comme une petite "protégée" mais au fil de la saison, Bambi va surtout se révéler une véritable amie...

00:28 Publié dans The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : billie piper, secret diary of a london call-girl
03.05.2009
Vivaaaa Blackpool !
Pour lire des avis constructifs sur Blackpool en général, vous pouvez aller voir chez Cachou ou chez Mirbel et pour un avis on ne peut plus swoonant consctructif sur David Tennant dans la série c'est chez Pando ! Moi ce sera un mix entre les deux ^^
Synopsis : (Je suis une paresseuse, alors je copie ce qu'il y a sur la jaquette du DVD)
L'homme qui règne sur Blackpool, la station balnéaire du jeu, s'appelle Ripley Holden. Admirateur d'Elvis Presley, c'est un mafieux brutal et mégalo : il rêve de faire de Blackpool le "Las Vegas" de l'Angleterre. Holden est aussi un mari infidèle et un père dépassé par ses enfants. La découverte d'un cadavre dans sa nouvelle salle de jeu va tout changer...
Dans la famille Holden, nous avons bien évidemment le père Ripley Holden, un sale type infidèle et macho qui passe son temps à se prendre des cuites et à insulter tout le monde. Il y a aussi Natalie, mère dévouée à ses enfants et son mari, qui occupe son temps libre à écouter les malheurs des autres (comme si les siens lui suffisaient pas!). Du côté des enfants, il y a la fille Shyanne, qui n'a rien trouvé de mieux à faire que de sortir avec un type ayant l'âge de son père, et puis le fils Danny, dealer pour toute la ville à ses heures perdues.

Tout allait pour le mieux dans la famille Holden jusqu'à la découverte d'un cadavre dans le centre de divertissement familial de Ripley et surtout jusqu'à ce que débarque l'inspecteur écossais Peter Carlisle (*Daviiiiiiiiiiiiiiiiiiiid*). A partir de là, rien ne va plus ! Parce que l'inspecteur, c'est une sacrée tête de mule quand même ! Il lache pas l'affaire, et tant pis si les petits secrets de chacun sont révélés au grand jour (au contraire, il adooore ça!)

Blackpool est certes une série policière (si si si je vous assure !) mais on y retrouve aussi de la romance (un peu d'amour dans ce monde brutes) et surtout, de la musique ! Parce que oui, Blackpool c'est avant-tout une comédie musicale car les personnages y chantent leur états d'âme, ce qui donne lieu à des numéros musicaux fantastiques !
J'ai beau me dire que Ripley Holden est un sale type qui trompe sa femme avec tout ce qui a une boite postale et ment comme il respire, je n'arrive pas à ne pas l'aimer. Il a beau être tout ça, il est aussi un père et un mari aimant. C'est vrai qu'il a une drôle de façon de le montrer, mais c'est dans sa nature de winner ! Cette histoire de cadavre dans la bibliothèque salle de jeu va totalement le tournebouler et le transformer... Il va vite descendre de son pied d'estale et passer de Ripley le winner à Ripley le looser pour ensuite revenir à Ripley le winner... et tout ça, en chansons !
Et puis il y a aussi -et surtout- Peter Carlisle, inspecteur manipulateur, fière de lui, mais qui bien malgré lui va tomber amoureux de la femme du type qu'il est censé arrêter. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il ne veut absolument pas lâcher l'affaire et serait près à tout pour arrêter Ripley... et tant pis s'il n'est pas vraiment coupable. Mais Carlisle est un type intelligent, et la raison va finir par l'emporter sur les sentiments. Il va se retirer de l'affaire et cesser tout contact avec Natalie... enfin pour quelques temps seulement...

Les personnages secondaire sont tout aussi intéressants que les principaux ainsi que les histoires qui les concernent. D'ailleurs j'ai beaucoup aimé le personnage de Shyanne et de l'adjoint de Carlisle, Blythe.
Après des tas de péripéties tels que de nombreux interrogatoires, des mensonges, des brûlures d'estomac, un mariage, un incendie, un (faux) vol, des vêtements arrachés, une agression, des pleurs, des machin des bidules des chouettes, au final, tout est bien qui finit bien pour tout le monde (Oui, même pour Natalie et Carlisle... jusqu'au dernier moment j'ai espéré qu'elle resterait avec Ripley, même que j'étais toute contente quand Carlisle l'a viré de sa chambre ! J'étais prête à aller le réconforter moi !!!!) et en chansons s'il vous plait !
Je suis dans l'impossibilité totale de ne pas vous mettre THE choré de la mort qui tue !
Et sinon, lors de mon visionnage j'ai été frappée par deux grandes coincidences !
Explications :
1. Vous vous souvenez sans doute de Brad Pitt dans la trilogie des Ocean's? Son personnage Rusty Ryan passait son temps à manger ! Et ben c'est exactement pareil avec DI Carlisle ! David Tennant passe les 6 épisodes à manger (sauf quand il est pas heureux ou qu'il prend un bain ou qu'il dort ou qu'il est au lit...)
Petit échantillon de ses repas : (cliquez pour agrandir)
2. Et là, coincidence la plus suprenante et frappante : Mike Hooley est mort des suites d'une hémorragie interne due à un violent coup qu'il aurait reçu, et le fait qu'il soit ivre (et drogué) n'a pas arrangé les choses. Ca ne vous rappelle rien cette histoire d'ivresse, de violent coup, de mort d'hémorragie ? Allez un petit effort... Et si je vous dis "North and South" ? Aaah ça y est ça vous revient : la scène de gare entre Frederick Hale et Leonards bien évidemment !! Lui aussi est mort des suites d'un violent coup mêlé à une forte ivresse!
Ah ahah, la théorie du "toutélié" ! Toujours là où on s'y attend le moins !!
PS : Et le meilleur pour la fin... Les deux David, les deux Doctor...
00:17 Publié dans The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : david tennant, david morrissey, blackpool, comédie musicale
02.05.2009
North and South
De quoi ça parle ?
C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du
Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton...
J'ai eu un peu de mal à accrocher avec le livre, et j'ai eu peur que ça soit la même chose avec la mini-série...Que nenni !!!
J'ai trouvé le John Thornton de Richard Armitage vraiment envoutant... Et qu'il correspondait parfaitement à l'idée que je m'en faisais en lisant le livre, il était juste un peu plus violent que je ne l'aurais imaginé... Il est aussi beaucoup plus attachant. Surtout dans la 4ème partie - qui est sans aucun doute ma partie préférée et que je pourrais voir et revoir sans lasse.
J'aime beaucoup John Thornton, autant dans le livre que dans la mini-série. Il est déterminé, il sait ce qu'il veut et il fera ce qu'il faut pour y arriver. Mais en même temps, il est raisonnable, intelligent, attentionné, patient... (serait-ce l'homme idéal?! )
Et sinon, je sais pas pourquoi, mais lorsqu'il souriait, j'ai la phrase "Lorsque le sourire, rare et éclatant, jaillissait d' un coup, on avait l' impression d' une brusque apparition du soleil" qui me vient tout de suite à l'esprit.

(Lambtoniennes, interdiction de faire une syncope !!)
J'ai aussi beaucoup plus aimé la Margaret de la série que celle du livre. Je l'ai trouvé forte et déterminée et non pas pleurnicheuse comme dans le livre (me tapez pas). Même si elle pleurniche beaucoup (elle pleurniche même quand elle se rend compte qu'elle aime Riri Mr Thornton!) je trouve que Margaret Hale est une vraie "héroine". Elle a perdu en l'espace de très peu de temps toutes les personnes auxquelles elle tenait plus que tout, mais jamais elle ne flanche ! Jamais elle ne se laisse aller au desespoir. Elle relève la tête et regarde vers l'avenir.
Daniela Denby-Ashe a un jeu tout en finesse et un regard très expressif. Elle incarne à la perfection la Margaret que je m'imaginais, alliant douceur et determination.

J'ai trouvé dans l'adaptation ce qu'il manquait dans le livre : un approfondissement dans les relations entre les personnages. Surtout entre Higgins et Thornton : j'aime beaucoup la relation d'amitié qui nait doucement entre eux, les scènes avec le petit étant particulièrement émouvantes. C'est dommage que Elizabeth Gaskell soit allée un peu vite sur cette amitié dans le livre....
Le Nicholas Higgins de Brendan Coyle est lui aussi beaucoup plus attachant que dans le livre. Il est moins aggressif, plus sage, et on sent qu'il éprouve un profond respect et une grande admiration envers Margaret... mais aussi envers Mr Thornton.
J'ai aussi été très touchée par Mme Thornton, jouée par Sinead Cusak. Deja dans le livre les passages entre elle et son films étaient émouvantes, mais les "voir" les rends encore plus belles... Mme Thornton est une femme dure, sèche, qui ne montre ses sentiments à personné excepté son fils... Elle est fière de lui, elle l'admire... elle l'aime plus que tout au monde.
Les acteurs sont remarquables, et font passer beaucoup d'émotions par leur jeu (Noooon, je ne pense absolument pas à la fameuse scène du "Look back at me", je pense à celle en dessous là !.)


Concernant la réalisation, je l'ai trouvée magistrale. Les scènes dans la manufacture avec le coton volant dans tous les sens sont splendides, et le fait de tourner en lumière naturelle (ou se voulant naturelle) en fait que renforcer l'aspect "lugubre" de Milton. Les scènes à Helstone se déroulent quant à elles sous un soleil radieux, le contraste entre les deux villes et les deux atmosphères n'en est que plus frappant !
Certaines scènes ont été ajoutées, d'autres modifiées, et d'autres encore enlevées ou réduites, mais ça ne fait que rendre la mini-série meilleure qu'elle ne l'est ! Les réalisateurs ont su rendre le "ton" de l'histoire d'Elizabeth Gaskell tout en y apportant une petite touche personnelle.
J'ai trouvé cette adaptation vraiment sublime, et si j'osais je dirais que je la trouve même meilleure que le livre...
Et comme je suis une gentille fille, je vous offre de quoi faire une syncope ^^
Ooooh encore un peu et j'oubliais de parler de la musique de Martin Phipps... En fait non, je ne vais rien dire, juste vous laisser écouter!
00:32 Publié dans Silence in the Library, The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : richard armitage, daniela denby-ashe, north and south, elizabeth gaskell, bbc 2004
28.04.2009
In a land of myth and a time of magic...
In a land of myth and a time of magic, the destiny of a great kingdom rests on the shoulders of a young boy.
His name...
Merlin.
L'histoire se passe à Camelot, mais en des temps où le royaume n'était pas encore entré dans la légende. Merlin, un jeune sorcier arrive dans la cité mythique et découvre que la magie est bannie et que toute personne la pratiquant est executée. Le voila devant cacher ses dons à tout le monde. De plus, à peine est-il arrivé à Camelot qu'il tient tête au Prince Arthur. Pas très malin de s'opposer au Prince et de s'en faire un ennemi n'est-ce pas ?! Et encore moins si plus tard un mystérieux dragon parlant vous apprend que votre destinée et celle du Prince sont liées à jamais...
Avec l'aide du médecin de la cour, Gaïus, Merlin va apprendre à maîtriser la magie et à l'utiliser non seulement pour aider les autres (sans se faire prendre) mais aussi pour révéler les nombreux secrets de Camelot...
Avec de gauche à droite:
Anthony Head - Uther Pendragon
Bradley James - Arthur Pendragon
Colin Morgan - Merlin
Richard Wilson - Gaïus
Katie McGrath - Morgana
Angel Coulby - Guinevere/Gwen
Au moment où se passe la série, Arthur n'est pas roi et Merlin n'est pas l'enchanteur. Ils ne sont que deux jeunes hommes qui se retrouvent bien malgré eux avec de lourdes tâches à exécuter. Ils sont à un âge où ils ne devraient pas avoir de grandes préoccupations et pourtant...
Le ton adopté et les nombreuses modifications par rapport à l'histoire qu'on connait peut être quelque peu déroutante au départ, mais on se prend vite au jeu et la suprise laisse place au plaisir. De toute façon, il n'y a aucune version définitive et officielle de la légende du Roi Arthur et de Merlin...c'est bien pour ça qu'on parle de légende. Elle n'a cessée d'être réécrite au fil des siècles, avec à chaque fois une nouvelle version. En sachant cela, il n'en est que plus facile d'apprécier cette série. Et puis bien que ça soit le bazar par rapport à ce qu'on connaît, on est pas totalement perdus car on y retrouve tous les grands personnages qui font de la légende ce qu'elle est : Lancelot, Mordred, Excalibur... tous font leur apparition dans cette première saison....
Les intrigues ne sont pas des plus rocambolesques,ni des plus "originales" mais on se rend vite compte que ce n'est pas ça le plus important. Dans de nombreuses séries, l'intrigue est privilégiée par rapport aux personnages, ici c'est l'inverse. Et c'est bien là que réside tout l'intérêt de la série. Surtout que les acteurs sont tous parfaits dans leurs rôles respectifs (et j'avoue avoir eu un gros coup de coeur pour Bradley James !!)
Comme je l'ai deja dit, à peine arrivé à Camelot, Merlin tient tête à Arthur et n'éprouve aucune sympathie pour lui.. d'ailleurs il en va de même chez Arthur ! Mais le destin en a décidé autrement : par le truchement du hasard (et de la magie) voila Merlin qui devient le "valet/servant" d'Arthur... ce qui au final s'avère plutôt être une bonne chose étant donné que leurs destinées sont liées, en étant aussi proche, il sera plus facile pour Merlin de le protéger. C'est fou comme le destin fait bien les choses des fois !
Merlin n'a rien à voir avec le sage et puissant sorcier de la légende Arthurienne telle que nous la connaissons. C'est un jeune homme timide et maladroit qui est content d'avoir des pouvoirs, mais ne comprends pas forcément pourquoi il doit les cacher. Il est courageux et intelligent (même si des fois il est un peu long à la détente) mais surtout il essaye de toujours faire ce qui est juste et équitable. Son antipathie envers Arthur s'est vite transformée en admiration et 'fierté'.
Au premier abord, Arthur semble insupportable : il agit tel un enfant-gâté, se croit supérieur à tous... Mais on se rend vite compte que Arthur est en fait un jeune homme qui a du grandir trop vite : il a perdu sa mère à la naissance et son seul modèle a été son père quelque peu tyrannique. Arthur sait qu'un jour il sera roi, alors il se refuse à se montrer faible devant les autres, il refoule énormément ses sentiments, et suit les ordres de son père à la lettre. Etant Prince, Arthur a été habitué à ce que les gens le respectent et ne le contredisent pas... Sa rencontre avec Merlin va totalement le faire changer. Sans s'en rendre compte, Arthur va apprendre à être le grand roi bon et juste que nous connaissons tous... Et surtout, il va apprendre à ne plus faire tout ce que son père lui ordonne.
Au fil des épisodes, on voit un sentiment d'amitié naître entre ces deux jeunes hommes que tout oppose. Aucun des deux ne le dit directement, mais le montre bien par ses actions. Ils apprennent à se faire confiance, à croire l'un en l'autre, à tenir l'un à l'autre... ils mourraient l'un pour l'autre!
Concernant les autres personnages, ils sont tout aussi importants et intéressants.
Uther Pendragon est tyrannique à souhait et absolument insupportable ! Mais au apprend au fur et à mesure des épisodes la raison qui l'a rendu aussi froid et méchant. Uther n'est pas du genre à montrer ses sentiments, mais au fond, on sait combien il tient à son fils, même si des fois son comportent tend à montrer le contraire...
Gaïus est l'ami et mentor de Merlin. Il essaye toujours d'agir pour le bien de tous, même si pour cela il faut en sacrifier un. C'est le médecin de la cour, l'ami et confident du Roi. Il partage de nombreux secrets avec lui ce qui montre combien ce dernier lui fait confiance...
On découvre une Guinevere timide mais courageuse et toujours prête à aider les autres. Les qualités qui feront d'elle une grande reine émergent au contact de Merlin et Arthur et lors des épreuves que traversent nos "héros"...
Le rôle de Morgana est très mystérieux. Dans les premiers épisodes elle fait essentiellement figure de tapisserie, mais elle prend de plus en plus d'importance par la suite. Morgana est la pupille du roi, et est sans doute la seule personne qui ose lui tenir tête! C'est une jeune femme forte et vaillante, prête à se battre dès que l'occasion se présente. Bien que privilégiée, elle ne prend pas les autres de haut et traite tout le monde de la même façon : pour elle, sa servante est tout aussi importante qu'un noble, si ce n'est plus...
Si on s'attache aussi vite aux personnages, c'est en partie grâce à l'humour omni-présent :il n'y en a ni trop (sinon ça deviendrait une parodie), ni trop peu (au risque de s'ennuyer), il est parfaitement bien dosé car quand il le faut, ils savent être sérieux... un peu comme dans Torchwood et Doctor Who.
Comme dit plus haut, les intrigues ne sont pas des plus rocambolesques, on sait vite comment ça va se finir. Cependant, il y a quelques épisodes aux intrigues bien ficelées et particulièrement intéressants : entre autres, les épisodes 4, 6, 10 et 11.
Le fait que la série est essentiellement dédiée à un public familial peut sans doute jouer dans ces intrigues "légères" mais comme je l'ai deja dit, ce n'est pas le plus important (enfin, pour moi en tout cas)...
La dernière fois que la légende Arthurienne a été utilisée pour un film/série date du film Merlin avec Sam Neil... C'est vous dire comme ça date ! Cette nouvelle version est donc plus que bienvenue ! Et le fait d'en faire une version "rajeunie" touchera un public plus large, mais aussi -et surtout- plus jeune. Si ça peut permettre à plus de monde à s'intéresser aux légendes arthuriennes, et bien moi je dis "Youpii" !
qui est particulièrement intéressant!
00:25 Publié dans The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : merlin, arthur, bbc, colin morgan, bradley james, anthony head
21.04.2009
A clue : No !
Je suis allée à St-Michel aujourd'hui (enfin, hier vu qu'il est 00h05)
J'avais besoin de me consoler du fait que je suis à Paris alors que ma potesse Vivounette spasmounette fait du shopping à Londres et qu'elle peut tomber sur l'homme de ma vie James McAvoy par hasard, en tournant au coin d'un couloir d'une rue ! Non seulement ça, mais en plus j'arrive pas à poster de commentaires chez Mademoiselle V !!
Si on compare cette journée à celle passée hier en compagnie de la "Boulets Team" et des futures actionnaires de la "Dinga-ling Dinga-long Cie", vous l'aurez compris, un peu de réconfort était plus que bienvenue !
Comme lot de consolation, j'ai décidé de mettre ma dvdthèque à jour en achetant la saison 3 de Spooks - celle avec mon mari Rupert Penry-Jones indeed ! Autant joindre l'utile à l'agréable XD Mais par manque de temps, je n'ai pu aller plus loin que Boulinier, donc pas de Ruru torse nu Spooks...
Mais c'est sans compter sur THE découverte faite à Boulinier :
A croire qu'il m'attendait...
Et c'est la faute de Gaelle ça : son Lost in RH m'a fichtrement donné envie de regarder la série en entier (pour pouvoir bien comprendre toutes les allusions!)
00:13 Publié dans Shopping, The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : spooks, londres, james mcavoy, robin hood, rupert penry jones
31.03.2009
Crime and Punishment
Résumé (merci Wikipédia!) :
L'histoire dépeint le meurtre prémédité d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur cadette par un ancien étudiant de Saint-Pétersbourg nommé Raskolnikov, et ses conséquences émotionnelles, mentales, et physiques sur le meurtrier. Après être tombé malade et être resté au lit, cloué par la fièvre, pendant plusieurs jours, Rodion Romanovitch Raskolnikov est atteint de paranoïa et commence à s’imaginer que tous ceux qu’il rencontre le suspectent du meurtre ; la connaissance de son crime le rend presque fou...
N'ayant pas -encore- lu le livre, je ne peux pas dire si les personnages sont fidèles à l'histoire originale. Ce que je sais, c'est que les acteurs sont excellents.
Surtout John Simm en Rodion Raskolnikov. Il n'en fait jamais trop. Il arrive à rester dans le ton du début à la fin. John Simm a un jeu tout en finesse, il fait passer beaucoup de choses à travers le regard. Je l'avais deja remarqué dans The Devil's Whore et State of Play, et son rôle de Raskolnikov n'a fait que renforcer mon opinion.

Il interprète un Raskolnikov charismatique, intelligent, arrogant, troublé, aimant, mais en proie à des hallucinations et à la paranoïa. John Simm a réussi à rendre toute la complexité du personnage. Au départ, on ne peut s'empêcher de le trouver antipathique : il a tué avec prémiditation et de sang-froid ! Pour aucune raison valable, si ce n'est pour se prouver à lui-même qu'il pouvait tuer. Mais au fur et à mesure, on en vient à le plaindre, et à éprouver de la sympathie envers lui.

Sinon, j'ai beaucoup aimé Sonya. Je ne sais pas comment elle est dans le livre, mais je trouve que Lara Belmont a bien fait ressortir la dualité de ce personnage à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, mais qui jamais ne baisse les bras. Comme beaucoup, elle ne vit pas, elle survit. La religion et sa morale sont les deux choses qui lui permettent de tenir. Même quand Raskolnikov est détestable avec elle et lui dit des choses qui font mal.
Julian Jarrold a eu la très bonne idée de filmer caméra à l'épaule et dans les rues même de Saint Petersbourg. Ce qui est parfait pour rendre l'atmosphère sombre et la dimension psychologique de l'histoire.
Raskolnikov se sent pris au piège : les nombreuses scènes se passant dans des escaliers, des petites pièces, des cours d'immeubles rendent parfaitement l'atmosphère oppressante de l'action.
Après le meurtre, Raskolnikov est perdu. Les plans "agités" avec la caméra qui tourne sur elle-même et autour des acteurs, les contres-jour, les gros plans, rendent bien l'état d'esprit de Raskolnikov.
Les scènes entre Porfiry et Raskolnikov sont particulièrement éprouvantes, et nous tiennent en haleine tout le long du film. La scène du meurtre quant à elle est particulièrement violente - bien qu'elle soit plus suggérée que montrée.
Dès la première minute, on est au coeur de l'intrigue. Il n'y a rien qui nous prépare à ce qui va suivre, aucune présentation de l'histoire, dès le commencement, on se retrouve à suivre Raskolnikov.

Crime and Punishment est un film "dur". Psychologiquement parlant.
Il n'y a pas beaucoup d'action, ni de dialogues. Je suis du genre à vite m'ennuyer, et ça aurait pu être le cas là aussi. Mais non. J'étais fascinée. Fascinée par Raskolnikov, par son comportement, par ce qu'il subissait. Comme dit plus haut, je n'ai pas lu le livre, et d'un certain côté, c'est mieux comme ça. Je ne savais pas à quoi m'attendre. J'ai été surprise tout le long. A chaque fois je me demandais ce qui allait lui arriver, et à chaque fois mes idées étaient fausses. Même à la fin - surtout à la fin ! Sincèrement, j'ai cru qu'il s'en sortirait. Toutes les fois où il était prêt à se dénoncer, un évènement lui permettait d'en échapper. Ca m'a fait penser à la scène finale de Match Point, lorsque tous les soupçons se portent sur Chris. Jusqu'au moment où la bague est retrouvée sur un SDF.
J'ai pensé qu'il en serait de même là, que la mort de Svidrigailov serait le moyen d'échapper à l'emprisonnement. Encore une fois, j'étais dans l'erreur...
Je vous le conseille vivement, ne serait-ce que pour admirer le talent de John Simm !
11:43 Publié dans The Idiot's Lantern | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : john simm, dostoievski, crime et chatiment, bbc 2002, lara belmont, raskolnikov, saint petersbourg

























































