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collection r - Page 2

  • Addict - Jeanne Ryan

    Titre : Addict (Nerve en VO)
    Auteur : Jeanne Ryan
    Editeur : Robert Laffont / Collection R

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    Résumé : Addict est un jeu qui diffuse sur Internet des défis filmés en direct. Vee, 17 ans, ne sait pas si elle aura le cran d'y participer. Mais les organisateurs connaissent ses désirs les plus secrets et finissent par la convaincre avec des cadeaux qu'elle ne peut refuser, et un partenaire irrésistible... Dès qu'elle fait équipe avec le beau Ian, Vee ne peut qu'accepter le défi suivant, puis un autre, et encore un autre... D'autant que l'engouement des milliers d'Observateurs en ligne la pousse à dépasser ses limites et ses peurs. Bientôt, le jeu prend un tournant plus que malsain : dangereux. Mais comment décrocher quand on est devenu complètement addict ?

    J'ai trouvé ce livre affligeant... Pas dans le sens "mauvais" et mal écrit, bien au contraire ! Mais plutôt dans le sens "Oh mon Dieu mais comment des gens peuvent-ils accepter de faire ça ?". Addict a beau être un jeu purement inventé, il y en a d'autres dans le même genre... et je ne sais pas vous, mais personnellement je trouve ça affligeant de savoir que des gens sont prêts à se mettre en danger (Fear Factor anyone ?) juste dans l'espoir de gagner un prix - conséquent ou pas. Mais le pire, c'est qu'au fond, on les comprend : l'appât du gain est fort, et jamais ils n'ont le sentiment d'être en danger (oh mais non, on passe à la télé, tout le monde nous regarde, il ne peut rien nous arriver !).

    Bref, Addict met très bien en avant ces dérives dues non seulement aux concours, mais aussi aux réseaux sociaux et aux nouvelles technologies en général : tout se fait sur internet, par l'intermédiaire de l'application Addict (qui contrôle alors tout le portable : impossible d'appeler ou de recevoir des appels tant qu'ils n'ont pas débloqué), les défis sont réalisés en direct et ceux qui n'ont pas été sélectionnés pour ces défis, peuvent alors participer en tant qu'Observateur : ils sont dans le jeu, mais ne font aucun défi, ils se contentent de filmer/photographier/noter les candidats. On passe alors de l'irresponsabilité au voyeurisme...

    Je ne sais que penser de Vee... Je l'ai trouvé vraiment stupide au début. Et puis au fil des heures et des défis, je l'ai trouvé toujours aussi stupide, mais je comprenais plus facilement ses motivations, surtout par rapport au dernier "grand cadeau" : à long terme, il lui serait non seulement utile à elle, mais aussi à ses parents. J'ai fini par la trouver sympathique et elle a réussi à me surprendre à la fin - j'ai adoré l'épilogue - mais j'ai du mal à vraiment m'attacher.  Il en va de même pour Ian : j'ai eu beaucoup de mal à le cerner, et c'est au final le personnage le plus intéressant du livre - sans doute parce que c'est le seul qui a une excellente raison de jouer. J'étais triste pour lui à la fin... Addict est un tome unique, mais rien que pour Ian, j'aurais aimé avoir une suite, pour savoir comment les choses se passent pour lui. 

    Une chose est sûre, Addict porte bien son nom, et ce, même si au fond, la curiosité l'emporte sur le plaisir de la lecture (difficile de vraiment s'attacher aux personnages et certains évènements sont très prévisibles). L'action va crescendo, et on se doute dès le prologue que les choses vont aller de mal en pis. J'approuve tout particulièrement le défi final - j'aurais pu faire d'Addict un coup de coeur si justement ce huis clos final avait été le coeur du roman : cette partie est vraiment excellente, et c'est dommage de devoir attendre 190 pages pour s'y plonger.

    Un point qui m'a plu mais qui risque d'en agaçer d'autres : Jeanne Ryan en dit trop et pas assez. A moins de lire entre les lignes et de faire très attention à certaines phrases, certains trouveront qu'il manque beaucoup de réponses aux questions (je pense notamment à "mais dis donc, c'est du rapide entre Vee et Ian !", ce à quoi je répondrai : "voyez les autres participants au défi final et faites bien attention à la phrase de Tommy à la fin...")(ou encore "mais qu'est-il arrivé à Abigaïl ?", voir p.237 : Jen vous donne la réponse... à vous de comprendre la suite)

    En résumé : une histoire bien écrite (oui, il faut le dire, et ce qu'on accroche ou pas), un rythme soutenu et une traduction impeccable. Voilà un roman original qui traite d'un sujet rare et pourtant important (et plus encore de nos jours).

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  • Parallon - Dee Shulman

    Comment parler de Parallon sans trop en dire ? Dur.

    En fait, la question serait déjà de savoir ce que vous avez pensé en lisant le résumé. Si vous n'avez rien pensé de plus que "mouais, pourquoi pas", tout va bien. Si, comme moi, vous avez pensé que c'était intéressant mais sans être très convaincue parce que vous pensiez que ce serait avant tout une histoire d'amour impossible et pleine de guimauve comme tant d'autres racontées ailleurs, tout va bien aussi : la surprise vous attend !

    Titre : Parallon
    Auteur : Dee Shulman
    Editeur : Robert Laffont / Collection R
    Tome : 1/3

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    Résumé : 152 après J.C : Au sommet de sa gloire, Sethos Leontis, redoutable combattant de l'arène, est blessé et se retrouve aux portes de la mort. 2012 après J.C : Elève brillante mais rebelle, Eva a été placée dans une école pour surdoués. Un incident dans un laboratoire fait basculer sa vie à jamais.
    Un lien extraordinaire va permettre à Sethos et Eva de se rencontrer, mais il risque aussi de les séparer, car la maladie qui les dévore n'est pas de celles que l'on soigne, et leur amour pourrait se révéler mortel...

    Dee Shulman nous fait voyager de Londinium en 152 après J.C à Londres en 2012. Eva sera notre guide pour 2012 tandis que Sethos nous emmènera à la découverte de Londinium et nous racontera son quotidien en tant que gladiateur (et plus précisément en tant que retiarii : il ne se battait qu'avec un trident et un filet)(et à moitié nu, cela va de soi). 

    On alterne entre chapitres à la première personne pour Eva et à la troisième personne pour Seth. Cela peut sembler perturbant au début, mais on se rend vite compte que c'était essentiel : il est important de savoir ce qu'il se passe *dans* la tête d'Eva et encore plus important de savoir tout ce qu'il se passe *autour* de Seth.

    Parlons-en de ces deux-là. Eva est intelligente. Très intelligente. Un petit génie ai-je envie de dire. Qui s'ennuie à l'école et aime trouver des moyens de se faire renvoyer. Jusqu'à ce qu'elle découvre l'existence de Sainte-Magdalen, son microscope électronique et ses cours divers et variés. Un nouveau monde s'ouvre à elle ! J'aime beaucoup Eva (et plus encore après les vacances), son manque d'assurance est touchant mais j'avoue que j'étais assez contente que les chapitres la concernant soient courts - ils sont très répétitifs, et se concentrent essentiellement sur deux choses : ses recherches et ses séjours à l'hôpital/infirmerie. Elle ne fait pas beaucoup avancer l'histoire... (mais selon une source sûre, cela devrait bouger dans la suite!)

    Et puis il y a Seth. Le grand, beau et fort gladiateur. Courageux et déterminé, autant qu'intelligent et perspicace. Le personnage le plus intéressant et important du livre (et je ne dis pas ça parce qu'il est grand, beau et fort). Il tombe dans l'arène en 152 après J.C. et débarque plus tard en 2013 à Sainte Magdalen. Pourquoi ? Comment ? Je ne vous le dirai pas (nananère) c'est là que réside tout l'intérêt de ce premier tome. Sachez juste que c'est hautement surprenant et vraiment bien pensé.

    Parce que oui, Parallon est un livre intelligent. On nous le présente comme une histoire d'amour, mais c'est bien plus que ça - sur certains points, il rejoint même Legend (que j'avais adoré, ce qui veut tout dire). Dee Shulman s'est largement documentée sur Londinium et tout ce qui se rapporte à la virologie, on sent bien qu'elle maitrise son sujet. On tourne alors les pages inlassablement parce qu'on veut savoir nous aussi : Pourquoi cette fièvre ? Quel est cet étrange virus qui fait disparaitre les lymphocytes T ? Qui est Zachary ? Que va faire Matthias ? Qu'a donc Eva de si spécial ? Qu'est-ce que Parallon ?!

    Tellement de questions et si peu de réponses. Mais bizarrement, arrivé aux dernières pages, les questions n'ont plus autant d'importance. Sans doute parce qu'on est trop accaparés par l'histoire d'amour (naissante) entre Eva et Seth qui arrive à être belle et touchante sans être niaise (c'est rare, croyez-moi !). A tel point qu'on referme le livre avec un soupir d'aise (aaaaah, Seth), le sourire aux lèvres...

    ...Et avec une furieuse envie de (re)voir Gladiator.

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  • Montreuil 2012 - Vol.1

    Je suis allée à Montreuil le week-end dernier, pour la première fois de ma vie. Faut dire que la foule me fait peur - et alors si elle est constituée à 85% d'enfants de moins de 14 ans, c'est certain, je cours pour ma vie. En plus, c'est loin, Montreuil. Mais cette année, j'avais plusieurs bonnes raisons d'y aller : déjà, je m'étais portée volontaire pour être "ambassadrice" de la Collection R, sur le stand de Robert Laffont. Et puis, j'étais aussi conviée à un petit déjeuner le dimanche avec C.J. Daugherty et Carina Rozenfeld. Et pour me motiver encore plus, Fabrice Colin et Hervé Jubert honoraient le salon de leur présence pour des conférences et des dédicaces.

    Avec un tel programme, je me devais de passer outre mon agoraphobie et d'honorer, moi aussi, le salon de ma présence. 

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    Vendredi matin, j'arrive donc toute guillerette à Montreuil, vers 10h. Je me dirige vers le stand E45, je fais la connaissance de Stan, la gentille libraire et quelques minutes plus tard, arrive Christelle, de chez Robert Laffont. Et c'est parti, pour une matinée bien chargée. Pas grand chose à dire du vendredi en fait : il y avait de nombreux groupes scolaires, et on a donc passé beaucoup de temps à dire que non, nous n'avions pas d'affiches, mais que oui, nous pouvions leur donner des marques-pages. Entre deux groupes, nous avons tout de même eu la joie de rencontrer des lectrices très enthousiastes, qui connaissaient la Collection sur le bout des doigts et avaient lu la majorité des romans publiés.
    Vers 13h, je m'en vais. Je quitte le monde des livres pour le monde des livres ! (aka, la Médiathèque)

    Dimanche, retour à Montreuil. Mais avant cela, petit déjeuner au café Marco Polo en compagnie de la dream team de Collection R. En arrivant, la première table était complète et autour, C.J Daugherty et son mari discutaient déjà gaiement avec d'autres blogueuses et blogueurs. Carina ayant prévenu qu'elle arriverait en retard, et la faim se faisant ressentir (le petit dej était prévu à 9h30, le temps de dire bonjour, s'installer tout ça, il était presque 10h !), les présents se sont installés. A ma table, pas de C.J., ni de Carina mais celui à qui nous devions tout cela : Glenn Tavennec, directeur de la Collection. Evidemment, on a parlé livres, blogs, adaptations, salon, on s'est enthousiasmé du succès soudain de Kaleb et on s'est demandé comment sauver La Fille de Braise et de Ronces.

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    (La fille de dos, en marron, devant C.J. Daugherty et Jack, c'est moi :)  ) *

    Et puis les chaises musicales ont commencées : Glenn est parti, et C.J Daugherty a pris sa place, pile en face de moi. Au début, personne ne savait quoi dire... C'est intimidant de se retrouver face à une auteure qu'on admire. Et puis, ma voisine de table a posé une question, et la discussion était lancée ! Les filles posaient les questions, C.J. Daugherty répondait et moi, je faisais office d'interprète ! Autant que ma licence serve à quelque chose, hé. A un moment, mes voisines de tables ont commencé à discuter entre elles, à se dire au revoir, et donc, la discussion s'est continuée à trois (C.J., son mari et moi). Et le plus drôle, c'est que pendant ces quelques minutes, on a plus parlé de moi, que de C.J et ses romans - si j'écrivais aussi (non, je lis), si j'avais déjà fait ce genre de rencontres (deux fois), quel livre m'avait le plus plu cette année (Night School), depuis combien de temps je bloguais (4 ans), où j'avais appris à parler aussi bien anglais (à la fac - tiens, prends toi ça Mme Prof de Civi Uk qui disait que je ne savais pas parler !) etc etc . Il en est ressorti qu'ils voulaient me ramener avec eux en Angleterre - j'ai répondu que ce serait avec plaisir ! Elle était aussi ravie que nous d'être là, peut-être même plus encore. Elle nous a ainsi révélé plusieurs choses sur Night School : d'où lui était venue l'idée, quelle était la symbolique du blason de Cimmeria, ce qu'on pouvait attendre du tome 3, pourquoi Allie pardonnait-elle si facilement à Sylvain, qu'au départ ce devait être une histoire de vampires... Je lui ai demandé si elle avait des idées pour roman différent, elle a répondu que pour l'instant, c'était Night School, et seulement Night School... elle n'est pas de ces auteurs qui écrivent un roman le matin et un autre l'après-midi. Mais après le tome 5, oui, elle continuera à écrire - et pourquoi pas un spin-off, sur Lucinda, dans les années 20 ? Pour ma part, j'approuve l'idée ! (Les détails viendront plus tard, dès que j'aurais mis par écrit, et dans l'ordre tout ce qui s'est dit autour des tartines et oeufs au plat).

    La discussion se poursuit, dans la joie et la bonne humeur. Le couple Daugherty nous parle de leurs séjours en France et de tout le vocabulaire fleuri qu'ils apprennent en prennant le taxi, ils s'émerveillent de la grandeur du Salon de Montreuil et du nombre d'enfants qui le visitent... Je leur ai dit qu'ils n'avaient encore rien vu : le Salon de la Porte de Versailles est encore plus grand !

    Et puis vient le temps de repartir vers Montreuil : C.J. et Carina avaient une séance de dédicaces qui les attendaient. On se quitte pour se mieux se retrouver quelques stations de métro plus loin.

    De retour à Montreuil donc. En arrivant, je passe au stand E45 : n'ayant pu voir Carina lors du petit déjeuner, je profite des dédicaces pour discuter. On parle Phaenix, mythologie, musique, arts et même Doctor Who ! Carina est une fille bien, c'est moi qui vous le dit.

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    Après ça, je m'en vais faire mon tour du Salon. Je me sustente vite-fait avant de passer voir Hervé Jubert sur le stand de Rageot - il n'y avait PERSONNE ! Ca craint - les gens n'ont aucun goût. On discute un peu de son dernier livre qui n'était pas disponible au salon et du blog qu'il a créé pour faire découvrir Sequana.

    Je quitte Rageot et Hervé Jubert pour Michel Lafon et Fabrice Colin - il y avait déjà un peu plus de monde dans ce coin-là; c'est bien, je retrouve foi en l'humanité ! J'écoute les gens dans la queue - une demoiselle demande à Fabrice Colin si c'est bien lui qui a écrit Bal de Givre à New-York - c'est mignon. Arrivé mon tour, je me contente de dire bonjour et de demander confirmation sur sa présence chez Flammarion le lendemain - c'est oui. Chouette : la journée pro, c'est plus calme :)

    Je retourne ensuite chez Robert Laffont et n'en bouge plus jusqu'à 16h30 - heure de la conférence "Normal is the new paranormal" animée par Glenn, son bras droit Fabien et avec C.J. Daugherty comme invitée. Peu avant 16h30, Touloulou arrive - hop, je l'embarque au Pôle Ados ! La conférence était chouette - le trio était d'excellente humeur ! (et non Glenn, je n'ai pas posé de question, tu m'avais devancé en parlant d'Harry Potter !)

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    *

    1h plus tard, je prends le chemin du retour. Mais pas sans un dernier passage par chez Bayard ! J'avais appris dans l'après-midi que Ransom Riggs était de retour au salon ce jour-là, je ne pouvais pas partir sans y passer. Je n'avais pas mon livre sur moi (l'auteur n'était censé être là que le samedi) mais je tenais malgré tout à lui dire à quel point son roman était sublime et que toutes les personnes que je connais qui l'ont lu ont adoré. Il était content... et un peu étonné aussi (du compliment ? de mon anglais ?). Il me remercie et me demande alors si je veux un poster... C'est si gentiment proposé ! On discute un peu pendant que la madame de Bayard part chercher le poster. J'apprends ainsi que le prochain tome de Miss Peregrine reprendra pile là où le premier s'est arrêté et qu'il ne sortira pas avant... un an ! Ransom Riggs est "slow". J'apprends aussi qu'il n'a point besoin de cuillère pour touiller son café, un Mikado lui suffit ! Ah, et aussi qu'il faut lire "Insaisissable" de sa grande amie Tahereh Mafi - qu'il en soit ainsi donc !

    Je quitte le salon, le dos et le cerveau en compote, mais ravie de ces belles rencontres ! Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c'est que la journée du lendemain me réservais d'autres jolies surprises...

    * Photos by Karen.

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