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Livres - Page 7

  • Night School : Héritage - C.J Daugherty

    On est le 22 novembre ! Night School - Héritage sort aujourd'hui en français et en exclusivité mondiale : les petits anglais ne connaîtront la suite qu'en janvier 2013 ! On dit merci la Collection R !

    Attention possible spoilers sur le tome 1 ! Vous lisez ce qui suit, à vos risques et périls !

    Night School - Héritage
    (Night School : Legacy)
    Auteur : C.J Daugherty
    Editeur : Robert Laffont / Collection R
    Tome : 2/5

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    Résumé : Humiliée de devoir la vie sauve à d'autres qu'elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre en automne les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain... La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d'élite. A Cimmeria, les pensionnaires doivent s'exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu'ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l'ombre. Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l'Organisation. Mais que faire quand l'amour et la mort s'invitent au bal des menteurs ? 

    Un nouveau trimestre commence à Cimmeria. Et avec lui, tout ce qui s'ensuit de cours, devoirs, secrets et mensonges. Comme avant quoi. Enfin, pas exactement : maintenant, Allie connait tous les secrets de Cimmeria : elle a intégré la Night School ! Mais, la réciproque n'est pas valable : ce trimestre, c'est Allie qui cache de lourds secrets et se perd dans les mensonges... 

    J'ai retrouvé dans ce second tome tout ce que j'avais aimé dans le premier, et plus encore. C.J. Daugherty maitrise son sujet, et ça sent. Elle sait que son histoire tiendra sur 5 tomes, et je pense qu'elle a déjà une idée de comment tout cela va se finir. Une fois encore, l'intrigue est cohérente du début à la fin, et toujours aussi pleine de surprises ! (Oh, cette fin !) L'histoire se déroule sur 3 mois avec plusieurs jours/semaines qui sont occultés et il se passe énormément de choses. Il y a de nouveaux personnages (j'adore Zoé !) et de nouvelles épreuves à dépasser (ah cette filature organisée par la Night School...) - un trimestre à Cimmeria, ce n'est pas de tout repos ! Seul l'important est raconté, le reste est résumé en quelques lignes, et pourtant, à aucun moment, nous n'avons une impression d'histoire expédiée ou bâclée.

    Ce tome est beaucoup plus personnel, beaucoup plus centré sur Allie, ses émotions, sa relation avec Carter, avec Sylvain, avec Rachel, Jo, Zoé, Katie, avec Isabelle, avec sa grand-mère et avec Christopher, son frère. Et c'est alors d'autant plus passionnant que l'on peut s'identifier très facilement à Allie. Parce qu'avant d'être une membre active des Nocturnes et la petite fille d'une personne très importante, elle est une jeune fille de 16 ans, avec tout ce que cela entraine d'humeur changeante et de coeur volatile. Et moi qui suit pro-Carter, je dois avouer qu'au vu des circonstances, j'aurais eu la même réaction qu'Allie (ou pas : c'est Carter quoi. Sylvain est cool, mais trop gentil, trop compréhensible, trop... parfait - c'est louche cette perfection...).

    Ce que j'aime beaucoup dans cette série, c'est que le personnel prime sur l'action : Allie se retrouve au milieu d'un règlement de comptes entre Nathaniel et l'Organisation, mais ce n'est pas le plus dangereux. Le plus grand danger vient de l'intérieur de Cimmeria, ce sont les pensionnaires eux-mêmes : à qui faire confiance ? A qui confier ses secrets ? Qui est capable de trahison ?

    Sur certains points, Night School me fait un peu penser à Harry Potter  - en bien mieux : une nouvelle école, un méchant qui en a après notre héroine et la directrice de l'école, une relation privilégiée entre notre héroine et la directrice, une histoire qui commence avec une rentrée scolaire et se finit avec les vacances, notre héroine qui change au fil des jours et qui a alors plus de mal à réintégrer le monde "hors Cimmeria", une élève mesquine qui ne peut s'empêcher de détester notre héroine, un prof mesquin qui ne peut s'empêcher de faire des crasses à notre héroine (mais qui va finir par ramper à ses pieds !) une fin qui clôt le tome mais prépare aussi au suivant, des personnages principaux et secondaires qui souffrent et meurent... Et ça ne me dérange en rien, bien au contraire ! Harry Potter devait beaucoup de son succès à ces éléments, et je croise fort les doigts pour que Night School connaisse le même succès !

    Foncez l'acheter ! Ou bien, foncez acheter le tome 1 si vous ne l'avez pas encore lu.

    Oh, et vous savez la meilleure ? C.J. Daugherty sera au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil, le week-end du 1-2 décembre ! N'hésitez pas à passer dire bonjour ;)

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  • Une place à prendre - J.K Rowling

    Lu dans le cadre du Match de la Rentrée Littéraire organisé par Priceminister. Et je suis bien contente de l'avoir lu dans ce contexte, car j'aurais terriblement regretté mes 24€ autrement...

     Une place à prendre
    (The Casual Vacancy)

    Auteur : J.K. Rowling
    Editeur : Grasset

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    Résumé : Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place à est prendre... Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adulte révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige...

    /! Attention, possible spoilers !

    Parlons peu, mais parlons bien : j'ai trouvé ça chiant. Vraiment, il n'y a pas d'autre mot.

    L'intrigue est mince : Barry Fairbrother est mort. Sa mort (pas si) anodine va avoir de nombreuses répercussions dans la vie des habitants de Pagford (et de certains de Yarvill) : les secrets de chacun vont être dévoilés au grand jour.

    J'ai failli le lâcher à de nombreux moment. J'ai lutté, vaillamment, pour arriver au bout. C'est simple, j'ai trouvé que Une place à prendre c'était 680 pages de vide. Pendant toute ma lecture, je me suis posée la même question "Pourquoi a-t-elle écrit ce roman ?" Etait-ce pour prouver à tout le monde qu'elle pouvait écrire autre chose que Harry Potter ? Alors oui, c'est vrai, elle peut écrire autre chose. Mais c'est sans intérêt : il n'y a aucune originalité dans Une place à prendre.

    Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes - de bien jolis mots mais encore aurait-il fallu que le fond soit aussi attirant que la forme. L'ensemble est grossier, poussif, exagéré, et surtout, stéréotypé.

    En particulier les personnages : il y a Howard Mollison, l'épicier obèse qui se prend pour le roi de Pagford; son assistante, Maureen, qui croit encore avoir 20 ans; sa belle-fille Samantha, nymphomane qui fantasme sur les chanteurs de 20 ans; Stuart, le fils du proviseur qui ne vit que pour faire enrager son père; Krystal, elle fume, elle couche, elle parle mal - normal, sa mère est une droguée et elle vit dans la cité; Andy, le boutonneux qui stalke la nouvelle venue; Sukhvinder, la cadette incomprise et mal-aimée qui préfère s'auto-mutiler que de parler aux gens (au moins Grace, elle disait aux gens ce qu'elle faisait et pourquoi)... Et j'en passe. Et tout ça, rien qu'à Pagford - pire qu'à Midsomer ! De tous les personnages, il n'y a qu'envers l'assistante sociale, Kay et sa fille Gaia que j'ai un peu de sympathie.

    Comme je le disais, l'ensemble est grossier et poussif : le roman aurait pu faire la moitié des pages et l'histoire aurait été tout aussi compréhensible. Je l'avoue, j'ai fait de la lecture en diagonale à de nombreux moments (en fait, j'ai presque zappé toute la scène de l'enterrement et tout ce qui concernait Samantha). C'est dommage, parce qu'il y a malgré tout de bons éléments - peut-être trop, et c'est justement là le problème : c'est trop. De nombreux passages sont sans intérêt, et ne semblent être là que pour faire "choc" (franchement, qu'est-ce qu'on en a à faire que Arf se masturbe devant la page perso de Gaia ou que Gavin entraine Kay dans une partie de jambes en l'air à faire trembler la maison juste pour échapper à une conversation peu plaisante ou encore que Howard soit tellement gros qu'on se demande comment il fait pour aller aux toilettes?) - un peu comme si elle avait ajouté ces passages juste pour renforcer le fait que ce n'était pas un roman destiné à toutes les générations. Aucun soucis à se faire, je ne conseillerais pas ce nouveau roman aux jeunes fans de Harry Potter.
    Ni aux vieux fans en fait. Je leur conseillerai plutôt Eureka Street. Beaucoup plus intéressant !

    Une place à prendre fait couler beaucoup d'encre. Certains crient au génie, d'autres regrettent le temps passé à le lire. Je fais partie de la deuxième catégorie. Mais je ne vais pas pour autant vous dire de passer votre chemin car je prône l'avis personnel. Si vous comptiez le lire, n'abandonnez pas l'idée : lisez-le et faites-vous votre propre avis.

    Priceminister me demande de lui donner une note... J'hésite... Je vais lui donner 11/20 - pour Kay et Gaia, et dans une moindre mesure, pour Andy - le seul à rester 'authentique' tout le long de l'histoire.

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  • Confusion - Cat Clarke

    Un billet confus pour un roman qui l'est tout autant. Désolée, difficile de faire mieux, positif et négatif se mêlent dans mon esprit, impossible de me faire un avis définitif.

    Titre : Confusion
    Titre VO : Entangled
    Auteur : Cat Clarke
    Editeur : Robert Laffont / Collection R

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    Résumé : Grace, 17 ans se réveille enfermée dans une mystérieuse pièce sans fenêtres, avec une table, des stylos et des feuilles vierges. Pourquoi est-elle là ? Et quel est ce beau jeune homme qui la retient prisonnière ? Elle n'en a aucune idée. Mais à mesure qu'elle couche sur papier les méandres de sa vie, Grace est frappée de plein fouet par les vagues de souvenir enfouis au plus profond d'elle-même. Il y a cet amour sans espoir qu'elle voue à Nat, et la lente dégradation de sa relation avec sa meilleure amie Sal. Mais Grace le sent, quelque chose manque encore. Quelque chose qu'elle se cache.

    Je suis comme Grace : quelque chose manque en effet. Le début du roman part vraiment bien : comme Grace, on nage en pleine "confusion". Où est-elle ? Qui est Ethan ? Que lui veut-il ? Comment en sait-il autant sur elle ? Sauf qu'on a bien trop tôt les réponses à nos questions. Enfin, je devrais plutôt dire qu'on "comprend" les réponses : rien n'est dit clairement, mais les sous-entendus sont suffisament explicites pour qu'on comprenne qui est Ethan.

    Et c'est à partir de ce moment-là que le charme est rompu. La révélation sur Ethan faite, les 100 dernières pages ne sont que la confirmation de ce que l'on sait déjà. Et malheureusement, la fin devient alors tellement prévisible que l'on referme le livre en se disant "tout ça pour ça".

    Malgré tout, Confusion reste un livre à lire, si ce n'est pour son intrigue, au moins pour les personnages et surtout le style. Ce n'est pas un roman à genre, c'est un roman, tout simplement. Un roman "vrai", avec des personnages ordinaires à qui il arrive des choses ordinaires. Mais Cat Clarke sait écrire : elle a construit son histoire et ses personnages de telle façon que, même si on se doute déjà de ce que la suite nous réserve, la façon de le raconter, nous pousse à tourner les pages, encore et encore. La traductrice Alexandra Maillard y est aussi pour beaucoup, il faut le dire : quand il s'agit de style et de version française, écriture et traduction ne vont pas l'une sans l'autre.

    Et il y a les personnages...
    Grace est typiquement le genre de filles que je comprends mais n'accepte pas. Je comprends son envie de fuite et de liberté, pourquoi elle rejette sa mère et boit jusqu'à l'ivresse, je peux même comprendre son envie de suicide. Je comprends tout cela, mais ne l'accepte pas. Parce que je trouve que c'est une attitude puérile et lâche. Peu importe le contexte, les épreuves qu'elle a dû traverser, la trahison qu'elle a subit... au final, avec une telle attitude, ce sont tous les autres qui gagnent - ceux qui l'ont déçue, trahie, blessée... Life's a bitch, tout le monde le sait. Mais il faut l'affronter telle qu'elle est, lui rendre la pareille, ne pas choisir la fuite ou le suicide - la facilité en somme. Je n'aime pas ce genre de personnages - ni de personnes "réelles" d'ailleurs - mais pourtant, je me suis attachée à Grace. Parce ses airs rebelles, son attitude cynique et jem'enfoutiste ne sont qu'une façade, un moyen de cacher son impossibilité à s'attacher, car justement elle s'attache trop... Son père était son héros; son amitié avec Sal était fusionnelle; sa relation avec Nat lui était indispensable. Tout donner et avoir le sentiment de n'avoir que mensonges, secrets et incompréhension en retour fait mal. Et je sais de quoi je parle...

    Et puis Sal et Nat - la meilleure amie et le petit copain. La relation qu'entretien Grace avec chacun d'eux est touchante, émouvante mais surtout dangereuse, pour la raison invoquée plus haut : Grace s'attache trop. Sal est plus qu'une meilleure amie pour elle, plus qu'une soeur même. Quant à Nat, il est sa raison de revivre. Littéralement : Nat est arrivé au moment où Sal s'éloignait et où Grace se sentait chaque fois plus au bord du gouffre. Avec lui dans le coin, elle avait une raison de se lever le matin. On les aime et en même temps on les blame ces deux-là. Si le comportement de Sal peut être acceptable, celui de Nat est vraiment intolérable. Au final, seul Devon mérite vraiment qu'on s'attache à lui : c'est le seul qui soit "vrai".

    Sur la quatrième de couverture, il est marqué "le roman qui a bouleversé l'Angleterre". Je comprends pourquoi : Confusion ne laisse pas indifférent (du moins, pendant la lecture, une fois le livre fini, il est facile de passer à autre chose). Cat Clarke aborde subtilement des thèmes graves et récurrents chez certains jeunes : l'ivresse, la dépression, le suicide... sans jamais porter de jugement. Cat Clarke se plait à faire souffrir son personnage principal toujours plus. C'est à la fois dérangeant et passionnant...

    PS : C'est un tome unique !! (C'est tellement rare dorénavant, qu'il est important de le souligner !)

     

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