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Livres - Page 5

  • Belle - Robin McKinley

    Demandez à une amoureuse des livres qu'elle est sa princesse Disney préférée, elle répondra Belle. J'aimerais vous dire que ce n'est pas mon cas, mais malgré toute l'affection que je porte à Aurore (et plus encore au Prince Phillip qui se bat contre un DRAGON pour sauver sa princesse)(c'est pas les princes de Blanche-Neige ou Cendrillon qui feraient ça, hé...), Belle est sur la première marche. Parce que Belle elle ne lâche pas ses livres.

    Bref, impossible donc de passer à côté de ce roman...

    Titre : Belle (Beauty)
    Auteur : Robin McKinley
    Editeur : Mnemos

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    Résumé : Belle était loin d'être aussi jolie que ses soeurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné, elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d'une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s'acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l'histoire d'un château magique et de la terrible promesse qu'il avait dû faire à la Bête qui y vivait. Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : "Belle, voulez-vous...?" Ceci est son histoire... une histoire d'amour et de rêve.

    Vous l'aviez deviné, le roman de Robin McKinley est une réécriture de La Belle et la Bête . Et je le dis tout de suite : c'est une réécriture réussie !

    Belle est bien différente de l'image qu'on s'en fait : de son vrai nom, Honneur, elle aime monter à cheval, lire le latin, traduire des textes grecs et veut aller à l'université. Elle a deux soeurs, un père qui ne manque pas de ressources et un train de vie plutôt aisé. Jusqu'au jour où les bateaux de son père se perdent en mer et qu'il se retrouve fort démuni. La famille est alors obligée de quitter la ville et profite de la proposition du fiancé d'Espérance pour remettre un peu d'ordre dans sa vie.

    A partir de là, l'histoire ressemble plus à celle que l'on connaît (le film de Disney pour moi, je n'ai pas - encore - lu le conte original) : son père est retenu par la Bête alors qu'il cueillait une rose pour Belle et cette dernière décide donc de prendre sa place auprès d'elle au château. La suite, on la connait.

    Et on a beau connaitre la suite, on ne peut s'empêcher de tourner les pages avec enthousiasme - parce que malgré tout, on veut savoir si les choses se passent de la même façon que dans le film (ou le conte). C'est ce qu'il y a de bien avec les réécritures : on connait l'histoire, la trame de fond, mais la surprise est tout de même là car on ne sait pas si les évènements s'enchaineront de la même façon, si les personnages auront le même comportement, les mêmes réflexions... Au final, on redécouvre l'histoire.

    J'aime beaucoup Belle : elle est intelligente, vive, très têtue, et manque sacrément de confiance en elle. Ce qui contraste grandement avec sa franchise et son courage. Mais c'est parce qu'elle ne s'en rend pas compte. Et c'est pour ça qu'on l'aime : on peut facilement s'identifier à elle.

    J'aime beaucoup la Bête aussi : elle est généreuse, calme et patiente. Mais surtout, elle se sent perdue, seule et légèrement désespérée. Oh, et elle a un peu perdu la mémoire aussi: 200 ans avec des courants d'air pour seule compagnie, ça ne fait pas que du bien. Par contre, sa transformation lui a fait beaucoup de bien. 

    Il y a plein de petits clins d'oeil au dessin animé et c'est vraiment fabuleux (ou serait-ce au conte ?)(Ah! Il faut vraiment que je le lise !). On passe notre lecture sur un petit nuage, parce que c'est si joliment raconté, et c'est une si belle histoire qu'on ne peut s'empêcher d'avoir un sourire niais en tournant les pages. Et quand arrive la fin, on se sent juste... bien.
    C'est limite si on n'a pas envie de courir pieds nus dans l'herbe...

    ...ou plutôt dans la bibliothèque de la Bête: elle est encore plus merveilleuse que celle de chez Disney !

    Un petit conseil pour finir : si vous pouvez, privilégiez la version originale. Je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé chez Mnémos, mais la première partie de Belle est truffée de fautes - d'orthographe, de grammaire et de plein de petits déterminants manquants. Cela ne gâche en rien le plaisir qu'on prend à lire le roman, mais c'est tout de même embêtant.

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  • Parallon - Dee Shulman

    Comment parler de Parallon sans trop en dire ? Dur.

    En fait, la question serait déjà de savoir ce que vous avez pensé en lisant le résumé. Si vous n'avez rien pensé de plus que "mouais, pourquoi pas", tout va bien. Si, comme moi, vous avez pensé que c'était intéressant mais sans être très convaincue parce que vous pensiez que ce serait avant tout une histoire d'amour impossible et pleine de guimauve comme tant d'autres racontées ailleurs, tout va bien aussi : la surprise vous attend !

    Titre : Parallon
    Auteur : Dee Shulman
    Editeur : Robert Laffont / Collection R
    Tome : 1/3

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    Résumé : 152 après J.C : Au sommet de sa gloire, Sethos Leontis, redoutable combattant de l'arène, est blessé et se retrouve aux portes de la mort. 2012 après J.C : Elève brillante mais rebelle, Eva a été placée dans une école pour surdoués. Un incident dans un laboratoire fait basculer sa vie à jamais.
    Un lien extraordinaire va permettre à Sethos et Eva de se rencontrer, mais il risque aussi de les séparer, car la maladie qui les dévore n'est pas de celles que l'on soigne, et leur amour pourrait se révéler mortel...

    Dee Shulman nous fait voyager de Londinium en 152 après J.C à Londres en 2012. Eva sera notre guide pour 2012 tandis que Sethos nous emmènera à la découverte de Londinium et nous racontera son quotidien en tant que gladiateur (et plus précisément en tant que retiarii : il ne se battait qu'avec un trident et un filet)(et à moitié nu, cela va de soi). 

    On alterne entre chapitres à la première personne pour Eva et à la troisième personne pour Seth. Cela peut sembler perturbant au début, mais on se rend vite compte que c'était essentiel : il est important de savoir ce qu'il se passe *dans* la tête d'Eva et encore plus important de savoir tout ce qu'il se passe *autour* de Seth.

    Parlons-en de ces deux-là. Eva est intelligente. Très intelligente. Un petit génie ai-je envie de dire. Qui s'ennuie à l'école et aime trouver des moyens de se faire renvoyer. Jusqu'à ce qu'elle découvre l'existence de Sainte-Magdalen, son microscope électronique et ses cours divers et variés. Un nouveau monde s'ouvre à elle ! J'aime beaucoup Eva (et plus encore après les vacances), son manque d'assurance est touchant mais j'avoue que j'étais assez contente que les chapitres la concernant soient courts - ils sont très répétitifs, et se concentrent essentiellement sur deux choses : ses recherches et ses séjours à l'hôpital/infirmerie. Elle ne fait pas beaucoup avancer l'histoire... (mais selon une source sûre, cela devrait bouger dans la suite!)

    Et puis il y a Seth. Le grand, beau et fort gladiateur. Courageux et déterminé, autant qu'intelligent et perspicace. Le personnage le plus intéressant et important du livre (et je ne dis pas ça parce qu'il est grand, beau et fort). Il tombe dans l'arène en 152 après J.C. et débarque plus tard en 2013 à Sainte Magdalen. Pourquoi ? Comment ? Je ne vous le dirai pas (nananère) c'est là que réside tout l'intérêt de ce premier tome. Sachez juste que c'est hautement surprenant et vraiment bien pensé.

    Parce que oui, Parallon est un livre intelligent. On nous le présente comme une histoire d'amour, mais c'est bien plus que ça - sur certains points, il rejoint même Legend (que j'avais adoré, ce qui veut tout dire). Dee Shulman s'est largement documentée sur Londinium et tout ce qui se rapporte à la virologie, on sent bien qu'elle maitrise son sujet. On tourne alors les pages inlassablement parce qu'on veut savoir nous aussi : Pourquoi cette fièvre ? Quel est cet étrange virus qui fait disparaitre les lymphocytes T ? Qui est Zachary ? Que va faire Matthias ? Qu'a donc Eva de si spécial ? Qu'est-ce que Parallon ?!

    Tellement de questions et si peu de réponses. Mais bizarrement, arrivé aux dernières pages, les questions n'ont plus autant d'importance. Sans doute parce qu'on est trop accaparés par l'histoire d'amour (naissante) entre Eva et Seth qui arrive à être belle et touchante sans être niaise (c'est rare, croyez-moi !). A tel point qu'on referme le livre avec un soupir d'aise (aaaaah, Seth), le sourire aux lèvres...

    ...Et avec une furieuse envie de (re)voir Gladiator.

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  • Nom de code : Digit - Annabel Monaghan

    Pour être franche, je n'ai pas énormément de choses à dire sur le roman, j'ai juste envie de vous conseiller de le lire parce qu'il est vraiment fun et que les romans policiers pour ados se font tellement rares ces temps-ci qu'il est important de parler de ceux que les éditeurs nous offrent. Surtout quand ils sont aussi sympas.

    Nom de code : Digit
    (A Girl called Digit)

    Auteur : Annabel Monaghan
    Editeur : La Martinière Jeunesse
    Tome : 1/?

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    Résumé : Farah Higgins est un génie des maths et tout le monde l'appelle Digit... Un jour, elle découvre la séquence d'un code secret lié à un complot terroriste et prévient les autorités. Dès lors, c'est l'engrenage : flanquée d'un bel et jeune agent du FBI, Digit doit fuir pour sauver sa peau. Parviendront-ils, ensemble, à empêcher un nouvel attentat ?

    Et pour le coup, le roman d'Annabel Monaghan a été un petit coup de coeur de fin d'année, une vraie bouffée d'air frais. Il donnerait même envie de se remettre aux maths !

    L'histoire est prenante et bourrée d'action, digne des meilleurs thrillers : on poursuit des terroristes, on visite des planques, on entre par effraction dans des écoles, on saute d'une voiture en marche, on découvre que travailler au FBI c'est pas toujours la joie...

    Mais ce qui rend ce roman si génial ce sont vraiment ses personnages - et tout particulièrement notre duo de choc : Farah Higgins, 17 ans et demi (18 en juin) - que tout le monde appelle Digit et qui a quelques soucis de dialogue intérieur; et John Bennet - 21 ans, agent du FBI qui a toujours un mouchoir en tissu dans sa pochette, se refuse au détournement de mineurs, garde son calme en toutes circonstances et a un passage secret dans son salon.

    Ils ont tous les deux du mal à se mêler à la foule : Digit parce que son don peut vite venir devenir une malédiction et John parce que parcourir le monde avec des parents agents secrets n'aide pas beaucoup à lier des amitiés. Les personnages secondaires valent grandement le détour aussi : que ce soit les parents de Digit, son frère, ses amies (pas aussi futiles qu'elles en ont l'air) ou encore le père de John (qui n'hésite pas à traiter son fils d'idiot)(il est trop cool !).

    C'est drôle, c'est touchant (dur d'avoir le coeur brisé), c'est prenant... - à lire !  La suite est sortie outre-atlantique : Farrah fait son entrée à la fac et John est toujours au FBI. J'ai hâte !

    Oh, et je ne vous ai pas dit : John parle portugais (je suis amoureuse).

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