Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres - Page 20

  • Bal de Givre à New-York - Fabrice Colin

    Je vais être franche : à quelques exceptions près, je lis rarement des auteurs français. Donc, Fabrice Colin, je l'avoue, je n'ai rien lu de lui. Cependant, je suis toujours prête à faire de nouvelles expériences et changer mes avis. Aussi, lorsque Sonia de Supergazol m'a envoyé un message me proposant de recevoir Bal de Givre à New-York avant sa sortie officielle, j'ai bien évidemment accepté. Surtout que j'avais déjà repéré le livre sur certains blogs, et j'étais très curieuse de le lire.

    Titre : Bal de Givre à New-York
    Auteur : Fabrice Colin
    Editeur : Albin Michel

    69699_136089799780494_133975116658629_214125_2131005_n.jpg

     

    Résumé : Anna Claramond ne se souvient plus de rien. Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte l’aide du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu’elle est en danger. De plus, des indices et des messages sont semés à son attention par l’insaisissable Masque, un fugitif recherché. Qui est son ennemi, qui est son ami ? Anna sait qu’elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire une fois retrouvée ?

    Sortie prévue le 5 janvier 2011 !

    Dès les premieres pages on se demande dans quoi on est tombés. Comme dit dans le résumé, la ville autour d'Anna est "irréel". Elle appelle la ville New-York, mais la description qu'elle en fait ne correspond absolument pas au New-York qu'on connait. Cela fait qu'au début on tourne les pages en se posant à chaque fois la même question : mais où est-elle, et surtout à quelle époque ?

    Voila un point qui nous fait nous interroger : à quelle époque se situe le livre ? Au vu des descriptions de Anna, on a l'impression d'être au 21ème siècle. Mais en même temps, elle donne l'impression de se trouver dans un monde futuriste, où les parcs sont recouverts d'une verrière quand il pleut, les voitures roulent et parlent toutes seules (enfin, une voiture en fait), les majordomes sont télékinésistes et les pièces de monnaie sont à face de clown.

    Etrange tout ça, n'est-ce pas ? Et bien justement, c'est le mot ! Le roman est raconté à la première personne, ce qui fait que nous voyons l'histoire à travers les yeux d'Anna, et pour le coup, les évènements sont aussi étranges pour elle que pour nous.

    Anna ne comprends pas ce qu'il lui arrive mais elle sent au fond d'elle que quelque chose ne colle pas. Au fur et à mesure qu'elle commence à remarquer les détails troubles autour d'elle, nous lecteurs commençons à nous douter de ce qu'il se passe réellement. Et ça fait qu'à la fin, quand on voit qu'on était sur la bonne voie, la fin apparait un peu rapide. J'aurais aimé un tout petit paragraphe de plus avec Anna expliquant aux "autres" (je ne dirais pas qui ^^) ce qu'elle vécu. Ou bien qu'il n'y ait tout simplement pas d'épilogue - on aurait ainsi eu une fin ouverte à l'imagination, et chacun se serait fait sa propre interprétation. 

    Cela mis à part, Bal de Givre à New-York fut une très bonne surprise. Pour une première rencontre avec Fabrice Colin, je suis contente d'avoir choisi celui-là. Le style est simple, en parfait accord avec la torpeur dans laquelle Anna semble se mouvoir, mais en même temps il est recherché. Il est très descriptif et "visuel" - on a aucun mal à se représenter mentalement la scène qu'on lit. De plus Anna semble comme dans un rêve éveillé, et cela s'en ressent dans le côté très poétique du roman - la présence de Shakespeare et de Roy Orbison renforce d'ailleurs ce sentiment de rêve éveillé.

    Anna est dans un rêve, mais très vite il va se transformer en cauchemar. Et là encore, Fabrice Colin a très bien su retranscrire l'atmosphère irréelle de ce New-York aux allures de Gotham City, les doutes de Anna et son sentiment d'abandon, le comportement presque malsain de la famille de Wynter et la noirceur qui s'installe au fur et à mesure qu'on tourne les pages et que les souvenirs d'Anna remontent à la surface.

    Bal de Givre à New-York, est un roman captivant. Qu'on accroche au style ou pas, qu'on aime les personnages ou pas, on ne peut pas s'empêcher de tourner les pages avec frénésie, ne serait-ce que par curiosité et parce qu'on veut avoir le fin de mot de l'histoire.

    Merci une fois encore à Sonia et Supergazol pour la propositon et à Albin Michel pour l'envoi du roman.

     

    Lien permanent Catégories : Livres 7 commentaires Pin it!
  • Vampire Academy (T1) : Soeurs de Sang - Richelle Mead

    Les Succubus de Richelle Mead font partie de mes séries fantastiques préférées, aussi quand j'ai vu qu'elle sortait une nouvelle série, mais young adult cette fois, je n'ai pas résisté. Et une fois encore, je ne regrette pas - et je ne suis pas loin d'officiellement considérer Richelle Mead comme mon auteur bit-lit favorite !

    Titre : Vampire Academy : Soeurs de sang
    Tome : 1/6
    Auteur : Richelle Mead
    Editeur : Castelmore

     

    soeurs-sang-tome-1-vampire-academy-richelle-m-L-1.jpg

     

    Résumé : Saint-Vladimir est un lycée privé hors du commun : à l'abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse moroï. Menacées au sein de l'Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï pourraient bien faire de Lissa l'une d'entre eux pour l'éternité.

     

    L'une des choses que j'aime chez Richelle Mead, c'est son imagination. Elle ne se contente pas de prendre des vampires et de les envoyer dans un lycée. Non, elle crée toute une nouvelle société, avec ses dirigeants, ses lois, sa politique. Ici, nous avons une societé de vampires, constituée de Moroï, de Strigoï et de dhampirs. Les Moroï sont les plus importants et leurs dirigeants sont choisis parmi les 12 familles royales. Les dhampirs quant à eux sont (pour la plupart) les gardiens des Moroï. Ils sont moitié-humains, moitié-vampires et ne vivent et meurent que pour protéger le Moroï qui leur a été "attribué".  De qui ils les protègent ? Des Strigoï - des vampires qui tuent pour se nourrir et qui contrairement aux Moroï sont immortels (dans le sens où ils ne meurent pas de vieillesse ou de maladie car il y a bien sur des moyens de les exterminer autrement ça serait pas drôle).

    Rose est une novice, future gardienne de Lissa - guerrière dhampir, téméraire, coléreuse et imprévisible, elle agit avant de penser. Des fois ça fini bien, mais la plupart du temps le résultat est des plus négatifs. Lissa, est une princesse Moroï, la dernière descendante des Dragomir - sous ses airs de poupée fragile, Lissa cache en fait une forte personnalité mais que malheureusement on voit bien peu (dans ce premier tome en tout cas). Rose et Lissa sont les meilleures amies, et seraient prêtes à mourir l'une pour l'autre. D'ailleurs, il existe un lien très fort entre elles et qui les rend d'autant plus importantes aux yeux des autres, et plus particulièrement Lissa...

    Comme le dit la quatrième de couverture, Rose et Lissa se sont enfuies de Saint Vladimir car elles ne s'y sentaient plus en sécurité. Pendant 2 ans, elles ont réussi à vivre normalement parmi les humains, grâce aux connaissances techniques de Rose et aux pouvoir de Lissa. Malheureusement, les autres gardiens les ont rattrapées et elles ont dû retourner bien malgré elles à Saint Vladimir. Leur fugue avait beaucoup fait parler d'elle, et il est en de même pour leur retour. Et si certains sont ravis de les revoir à l'Académie, d'autres leur font bien sentir que les choses étaient mieux quand elles n'étaient pas là...

    Vampire Academy sort des sentiers battus de part son originalité et grâce à ses personnages principaux. Aucun n'est parfait, et à des moments, Rose est aussi stupide que Lissa est tête à claque. Même Dimitri, le nouveau gardien de Lissa et "mentor" de Rose n'est pas aussi "divin" qu'il n'y paraît au premier abord... Mais voila, on les aime quand même, avec leurs nombreuses qualités, et leur tout aussi nombreux défauts. Comme ceux de Succubus, les personnages de Vampire Academy sont attachants, et "humains" malgré leurs pouvoirs et leur alimentation différente - ici aussi on aimerait qu'ils existent en vrai et s'en faire des amis (et plus si affinités avec Dimitri ou Mason....)

    Richelle Mead nous offre là un premier tome des plus jouissifs.   Action, humour, amour, amitié, magie, esprits, rumeurs, histoires de famille... tout se mêle dans Vampire Academy.

    L'histoire est réfléchie et cohérente, et les évènements s'enchaînent à toute vitesse mais sans une fin baclée, et surtout loin d'être prévisible.

    Une fois encore, le style de Richelle Mead est des plus prenants, et dès les premières pages ont est pris dans l'histoire - et impossible d'en sortir avant la dernière page. Il se lit d'une traite et on a beau se dire qu'il faut faire une pause, on ne peut s'empêcher de tourner les pages encore et encore... 

    Lien permanent Catégories : Livres 17 commentaires Pin it!
  • Captain Wentworth's Diary - Amanda Grange

    Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Persuasion est mon roman préféré de Jane Austen. Alors quand j'ai vu que de tous les livres que j'avais mis sur la liste pour le swap Jane Austen & Cie, Evy avait choisi celui-là... et ben, vous n'imaginez pas ma joie ! Aussitôt reçu, aussitôt lu !

    Titre : Captain Wentworth's Diary
    Auteur : Amanda Grange

    wentworthsdiarylg.jpg

    Résumé : The only place Captain Wentworth could share his innermost feelings was in the pages of his diary. In 1806, Frederick Wentworth, a brilliant young man with a flourishing career in the navy, fell in love with Anne Elliot. The two become engaged, but Anne's godmother persuades Anne to change her mind, leaving Wentworth to go back to sea. Eight years pass, and Wentworth is now a seasoned captain with a fortune at his disposal. Anne's bloom has faded, yet she has the same sensibilies and superior mind she had eight years earlier, and before he knows, Wentworth is falling in love with her all over again. Can there be a happy outcome for them this time around ?

    Jane Austen fait commencer son roman Persuasion en 1814, Amanda Grange elle le fait commencer en 1806, soit l'année où Anne et Frederick se rencontrent pour la première fois. Nous avons alors droit au récit de leur première rencontre (qui vaut vraiment le détour d'ailleurs ^^), à comment ils sont devenus amis, puis confidents, puis amoureux et fiancés.

    J'ai vraiment adoré découvrir tous ces instants inconnus, et en apprendre plus sur nos deux héros. Persuasion est essentiellement raconté du point de vue de Anne. Ici, c'est le Capitaine Wentworth qui raconte sa version de l'histoire. Par le biais de son journal, on s'immisce dans son esprit, et découvrons avec plaisir (et effroi de fois) ses pensées. Il y a de nombreux passages dans Persuasion où Anne se demande ce que pense Frederick à l'instant - Amanda Grange nous offre la réponse ! Et puis quel plaisir de savoir ce que le Capitaine pense de telle ou telle personne ^^

    Je regrette juste une chose : que Amanda Grange ne parle pas plus de comment est la vie sur un bateau. On a droit à quelques éléments sur le sujet lors des discussions avec Louise, l'Amiral Croft ou Sophia, ou bien au début lorsqu'il discute avec Anne, mais rien pas bien plus que ce que nous apprend Jane Austen.

    Mais une chose est sûre par contre, Amanda Grange connaît bien son sujet. Les caractères de ses personnages sont fidèles à ceux de Jane Austen, et pendant toute ma lecture j'avais bien l'impression d'être "face" aux personnages originaux que j'aime tant. Certains déplorent le fait que le style de Amanda Grange n'est pas aussi "beau" que celui de Jane Austen - moi, je ne trouve rien à y redire. C'est sous forme de journal, donc bien sûr le style ne sera pas aussi littéraire que dans un roman. Et puis, j'y ai quand même retrouvé de nombreuses expressions et styles de phrases employées dans les romans de Jane Austen elle-même, ce qui n'est pas rien. Amanda Grange a voulu être au plus près du roman d'origine, et je trouve qu'elle a très bien réussi.

    Je ne sais pas ce que valent les autres "Diary" qu'elle a écrit (et pour tout vous dire, ils ne m'intéressent pas plus que ça)(j'attends par contre celui du point de vue de Edward Ferrars avec impatience^^) mais j'ai trouvé celui-ci vraiment très bon. Un style des plus agréables à lire, et plutôt prenant. J'avais beau connaitre la fin, je ne pouvais m'empêcher de tourner les pages avec frénésie. Je voulais y aller doucemenent, pour ne pas quitter ces personnages que j'aime tant trop vite, mais peine perdue, je n'ai pas tenu plus de deux jours ^^

    Lien permanent Catégories : Livres 9 commentaires Pin it!