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Livres - Page 19

  • Sans âme - Gail Carriger

    Sans âme est à n'en pas douter mon premier coup de coeur littéraire de 2011. J'avais déjà repéré cette série lors d'un séjour à Londres en septembre dernier, mais il y avait 3 tomes en rayon, et une valise déjà bien lourde m'attendait, j'ai donc du résister à la terrible tentation. Bien m'en a pris car 2 mois plus tard j'apprends que le premier tome devrait sortir en français !

    Titre : Sans âme (Une aventure de Alexia Tarabotti)
    Titre VO : Soulless
    Auteur : Gail Carriger
    Edition : Orbit

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    Résumé :  Miss Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

     

    Pour une obscure raison, l'ère victorienne se prête énormément aux récits fantastiques (serait-ce lié au sang lycanthrope qui coule dans les veines de la famille royale ?) aussi, voir des loups-garou, des vampires et des fantômes co-habiter en (quasi) parfaite harmonie avec les humains à une telle époque n'est pas le plus original de l'histoire. L'intrigue n'est d'ailleurs pas le point essentiel de l'histoire, on se doute assez tôt de l'issue finale. Non, le point fort de ce roman réside dans ses personnages hauts en couleur. 

    Dans Sans âme nous faisons donc la connaissance de Alexia Tarabotti, jeune vieille fille de 26 ans aux cheveux trop bruns, la peau trop mâte et le caractère bien trop trempé pour plaire à la gente masculine. L'histoire de passe sous le règne de la reine Victoria, à une époque où les loups-garou, vampires et fantômes sont acceptés de tous et ont même accès aux plus hautes fonctions de la monarchie. 

    Alexia Tarabotti est, comme je le disais, une veille fille de 26 ans, mise au rancart depuis ses 15 ans. Aussi, pendant que ses demi-soeurs pensaient à la meilleure tenue pour telle soirée, se devait-elle de trouver une autre occupation. Mais le plus souvent, ce sont les occupations qui la trouvent : Alexia a le chic pour se retrouver dans les pires situations. Cela commence par une attaque de vampire pendant qu'elle prend son thé qui se termine avec une tarte à la mélasse, et qui l'a conduit ensuite à enquêter sur des disparitions de surnaturels. De quoi bien occuper ses journées ! 

    Alexia est une sans-âme, une paranaturelle (je vous laisse découvrir par vous-même sa signification), et déclarée comme telle. Elle est bien connue des autres êtres surnaturels et surtout de Lord Maccon, le loup Alpha de Londres - beau, bourru et écossais, on reste difficilement insensibles (ce dernier va d'ailleurs bien l'aider lorsqu'elle en viendra à mettre en pratique ses découvertes...), son meilleur ami est un vampire excentrique, Lord Akeldama, et sa seule amie, Ivy Hisselpenny est tout aussi fantasque, surtout lorsqu'il est question de chapeaux. 

    Entre Elizabeth Peters (pour l'esprit à la Amelia Peabody de Alexia), Jane Austen (la famille de Alexia ressemble à s'y méprendre à celle de Lizzie) et Charlaine Harris (les vampires parmi les humains), Gail Carriger nous offre là un roman jubilatoire.

    L'intrigue bien maitrisée et pleine de rebondissements, et les personnages hauts-en-couleur en font un roman des plus jouissifs. Un humour omniprésent et une présence fantastique justement maîtrisée, le tout saupoudré d'un peu de romance et de sensualité rendent le tout encore plus plaisant.

    Les pages se tournent toutes seules, répliques cinglantes et situations truculentes sont au rendez-vous, et dès les premiers mots nous sommes sous le charme d'Alexia Tarabotti, de Lord Maccon et de tous les autres personnages extravagants autour d'eux. 

    Sans âme, c'est un concentré de bonne humeur. Aussi bon qu'un thé anglais accompagné d'une tarte à la mélasse ! Une histoire de vampires, de loup-garou et d'ombrelles en cuivre qui ne laissera personne indifférent !


    A quand la suite en français ? 

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  • Le cercle littéraire (...) - Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

    (Vous m'excuserez, mais le titre est bien trop long pour rentrer dans la ligne de titre.)

    Titre : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
    Titre VO : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society
    Auteur : Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

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    Résumé : Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet penètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique;celui d'un club de lecture de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...

    J'avais envie de lire ce livre depuis un moment déjà, mais les avis dithyrambiques que j'avais lu dessus m'avaient démotivé... oui, j'ai un problème : plus on parle d'un livre en bien, et moins j'ai envie de le lire au même moment. Voila donc pourquoi plus d'un an après tout le monde, je l'ai emprunté. Et je ne vais bien évidemment étonner personne en disant que j'ai adoré n'est-ce pas ?

    En temps normal, je n'aime pas le genre épistolaire où l'on a vraiment qu'une succession de longues lettres à tel point qu'on fini par perdre le fil de l'histoire (je n'ai d'ailleurs jamais réussi à finir Les liaisons dangereuses). Par contre, l'épistolaire où lettres, petites notes, messages glissés sous la porte, extraits de journal, se mêlent, là j'aime.

    A la fin de ma lecture, la première chose qu'il m'est venu à l'esprit sur le roman c'est qu'il était "tristement joyeux". Ce qui au début se présente comme un roman léger, avec Juliet, Sidney, Susan, Sophie... qui s'écrivent de joyeuses lettres pleines d'anecdotes savoureuses se transforme par la suite en témoignages de vie sous l'Occupation, un passage de l'Histoire peu méconnu. 

    De part son style, beaucoup comparent ce roman à 84 Charing Cross Road de Helen Hanff. Personnellement, je ne vois pas pourquoi. A part l'époque et le côté épistolaire, ils n'ont rien à voir. Déjà, rien que parce que Le Cercle littéraire... est totalement fictif. Et d'un certain côté, c'est tant mieux. Autrement, j'aurais déjà pris mon billet pour Guernesey pour aller à la rencontre des merveilleux habitants de cette petite île ! Car voila l'une des grandes forces de ce roman : ses personnages. Et pour les décrire, je ne peux que reprendre les mots de Juliet :

    "Je suis tombée amoureuse de deux hommes : Eben Ramsey et Dawsey Adams. J'aime beaucoup Clovis Fossey et John Booker. Je voudrais qu'Amelia Maugery m'adopte et adopter Isola Pribby"

    Juliet est la voix principale du roman, mais au fur et à mesure des lettres reçues, les membres du Cercle Littéraire prennent plus d'importance. Ses membres se dévoilent dans chacune de leurs lettres, et au final on a l'impression de les connaître depuis toujours. On regrette alors d'autant plus qu'ils n'existent pas réellement - et c'est valable aussi pour Juliet, Sidney et les autres.

    Comme je le disais, le roman se transforme par la suite en témoignage de vie sous l'Occupation allemande. Et sur le moment, ça m'a perturbée. Il faut savoir que la Seconde Guerre Mondiale est la période de l'histoire que j'abhorre le plus. Et ce, depuis une visite au mémoriale de Caen à l'âge de 10 et un reportage vu au lycée où on nous montrait des abats-jour, savon et autres marchandises du genre faites avec la peau des prisonniers morts.
    Oui, oui, c'est aussi traumatisant que ça en a l'air.
    Depuis, j'évite au maximum tout roman ou film se déroulant à cette époque. La Voleuse de livres de Markus Zusak était jusqu'à présent la seule exception à la règle.
    Voila la deuxième.

    Les échanges de lettres avec les habitants vont inspirer à Juliet son prochain livre : elle racontera la vie à Guernesey sous l'Occupation. Les membres lui racontent donc ce qu'ils ont vécu. Nous avons alors droit à des anecdotes souvent très drôles (celle de la création du Cercle en fait partie) mais surtout dramatiques, avec une figure centrale à toutes : Elizabeth McKenna, une héroine avec un grand H ! Chacun des habitants du village y va de sa petite histoire, et nous fait passer par un tas d'émotions.  Rires, larmes, joie, tristesse, colère, terreur... ne cessent de se mêler au fil de ces 391 pages.

    Le pire, c'est qu'en écrivant, ils ne cherchent pas à susciter l'émotion. Dawsey, Isola, John, Amelia, Ebe, et tous les autres ne choisissent pas les évènements les plus drôles pour atténuer le drame, ni les plus tristes pour faire pleurer. Non, ils se contentent juste de raconter les évènements les plus marquants qu'ils ont vécu. Mais dans leur façon de raconter, on ne peut s'empêcher de ressentir ce qu'ils ont ressenti.

    Juliet est écrivain, et le Cercle est littéraire, donc le roman parle de l'Occupation certes, mais aussi beaucoup de livres, et ce pour notre plus grand bonheur... ou malheur. En effet, au cours de ma lecture j'ai mentalement noté au moins 5 auteurs à (re)découvrir !  Ma Pal ne m'en remercie pas vous vous en doutez bien.  

    Le Cercle Littéraire des Amateurs d'Epluchures de Patates c'est tout un tas de livres mélangés : un livre d'histoire, un catalogue de bibliothèque, une comédie romantique (on a une très belle histoire d'amour), un roman policier (où quand Isola joue les Miss Marple), un conte de fées (pour la présence de Kit) et j'en passe. 

    Un vrai régal littéraire ! 

    Seul bémol du roman par contre : aucune fois il n'est fait mention de la recette de la tourte aux épluchures de patates !

     

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  • Succubus Shadows - Richelle Mead

    Je crois que de tous les tomes, celui-ci est le plus difficile à chroniquer. Il se passe tellement de choses qu'en parler sans spoiler est mission impossible. Donc, d'avance je m'excuse : ce billet comportera des spoilers sur ce tome 5 (et les précédents pour celles qui ne les ont pas encore lu)

    Titre : Succubus Shadows (Tome 5)
    Auteur : Richelle Mead

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    Résumé : Georgina a beau avoir des superpouvoirs, l'organisation de mariages n'en fait pas partie. Surtout pas celui de son ex ! Georgina se demande quel est le pire : que Seth en épouse une autre, ou devoir faire toutes les boutiques pour trouver une robe de demoiselle d'honneur ?...
    Heureusement, il y a des discractions, comme son nouveau coloc' qui sature leur appart' de tension sexuelle, ou ce succube tout juste débarqué à Seattle qui tente de corrompre le futur marié. Mais le vrai danger, c'est cette force mystérieuse qui commence à envahir ses pensées, et l'attire vers le côté obscur...

    Comme vous l'apprend la 4ème de couverture : Seth se marie ! Mais pas avec Georgina on s'en doute bien. Et pour ne rien arranger, la future mariée l'a choisie pour demoiselle d'honneur. Ce qui n'est bien évidemment pas au goût de Georgina, et ne va pas aider à lui remonter le moral - loin de là même.

    L'une des choses sur lesquelles je reviens souvent lorsque je parle de Georgina, c'est son côté si humain. Elle est née au IVème siècle. L'histoire se passe au XXIème siècle. Elle en a vécu et vu des choses pendant tous ses siècles. Ces siècles d'existence auraient dû l'endurcir, comme ils ont endurcis ses amis, mais c'est plus fort qu'elle, elle n'y arrive pas. Aussi, il faut le dire, elle déprime souvent. Et une force mystérieuse va profiter de ces instants de faiblesse pour s'attaquer à elle.

    Georgina ne peut pas s'empêcher de s'attacher aux gens... et les gens de s'attacher à elle. Sans doute est-ce pour ça que lorsqu'elle passe du "côté obscur" et disparait, tous ses amis se mettent à sa recherche, et même son patron va retourner l'enfer pour la retrouver ! C'est dire comme il tient à son meilleure succube... et amie.

    Pendant son absence, Georgina va beaucoup "rêver". Mais ce ne sont pas de simples rêves comme dans Succubus Dreams. Elle alterne plutôt entre souvenirs et visions du présent. En effet, pour éviter de transformer Succubus Shadows en un long roman constitué essentiellement de flashback qui ne font pas avancer l'histoire, Richelle Mead a eu l'idée de faire "rêver" Georgina du présent aussi. Ce qui fait que pendant tout le temps de sa captivité, nous avons droit à ses souvenirs, mais aussi à ce qui se passe au même instant, dans le Seattle du XXIème siècle - on assiste en même temps qu'elle aux recherches de ses amis pour la retrouver. 

    Succubus Shadows est beaucoup plus sombre que les précédents tomes. Nous avons toujours des petits instants comiques grâce au "gang de l'enfer" et aux anges (Carter aussi bien que Roman)(raaaah je les aime ces deux-là <3) mais moins qu'avant. La déprime de Georgina en est bien sur l'une des raisons évidentes. Son mal-être va rendre l'atmosphère mélancolique, et "ténébreuse" on va dire. Les sentiments de Georgina seront encore plus mis à l'épreuve que dans les précédents, et cela va s'en ressentir dans son histoire avec Seth...

    Amour, humour, action et émotion sont une fois encore au rendez-vous. Et même si l'intrigue est moins "palpitante" que dans Succubus Heat (on se doute d'avance de comment ils vont sauver Georgina), on n'en tourne pas moins les pages avec frénésie (à tel point que Barnaby au Far-West je l'ai regardé la têté plongée dans mon livre!)

    Avec Succubus Shadows, Richelle Mead nous rapproche de l'issue finale. Le roman distille des petits détails qui semblent insignifiants sur le moment, mais qui je pense vont avoir leur importance dans le tome 6...

     

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