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  • Sherlock Holmes : Jeu d'ombres - Guy Ritchie

    Sherlock Holmes : Jeu d'ombres
    Réalisé par : Guy Ritchie
    Avec : Robert Downey Jr., Jude Law, Stephen Fry, Noomi Rapace, Kelly Reilly, Jared Harris...

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    Résumé : Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s'enflamme : on apprend ainsi qu'en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu'en Chine un trafiquant d'opium est décédé, en apparence, d'une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu'aux Etats-Unis, un baron de l'acier vient de mourir…

    Autant j'avais adoré le premier film autant j'ai bien aimé ce second volet.

    Le problème majeur : son intrigue. Ou devrais-je dire son manque d'intrigue. Pour ce Jeu d'ombres, Guy Ritchie a décidé lui aussi de prendre pour source la nouvelle Le Dernier Problème du canon holmesien. Donc présentation officielle de Moriarty comme "Napoléon du crime" et par extension grand méchant à vaincre. Ce qui est à l'origine une courte nouvelle doit tenir 2h et des poussières, aussi on rajoute à cela une histoire de gitans, de chirurgie plastique, les préparatifs de la 1ère guerre mondiale et un projet d'assassinat. Sans oublier un Very Bad Trip 3, des costumes de camouflage, une promenade à dos de poney, un voyage en train, un plongeon dans le lac et Mycroft Holmes nu.

    Mais bon, sincèrement : va-t-on vraiment voir ce genre de film pour son intrigue ? Evidemment que non. On y va pour les acteurs, pour l'humour et pour s'en prendre les yeux. Et sur ce point, on est servis !

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    (Où c'est qu'il est Indiana Jones ?)

    Le duo Robert Downey Jr./Jude Law fonctionne toujours aussi bien, voire mieux pour ce qui est de Jude Law. Il a perdu en cheveux mais il a gagné en confiance en lui. Autant dans le premier on le sentait un peu réticent, autant là il se lâche, crève l'écran et son Watson volerait presque la vedette à Sherlock himself. Je dis presque car celui qui lui vole vraiment la vedette, il faut l'avouer est son frère Mycroft. Déjà Mycroft, je l'adore dans la série BBC, je j'aime encore plus ici. Stephen Fry est vraiment excellent en Mycroft extraverti, pas pudique pour un sou, à l'humour noir et aux répliques rares mais qui font mouche.

    Mycroft Holmes: Good evening, Mrs Watson. I'm the other Holmes.
    Mary Watson: You mean there's *two* of you? Marvelous!

    Autres petits nouveaux dans la bande : Noomi Rapace en Simza est vraiment bien, malheureusement son personnage est peu et très mal exploité. De plus, son personnage de bohémienne et femme forte, bien qu'intéressant est en même temps bien cliché. On sent qu'elle est là essentiellement pour faire joli, parce qu'il fallait une fille dans le film et que Mary Watson n'irait jamais faire du poney en France. Et encore moins Irène Adler. Un peu triste d'ailleurs de la voir si peu : dans le premier film j'avais pas trop accroché, mais là, elle m'avait convaincue : un peu comme Jude Law, on l'a sentait plus sûre d'elle et donc plus à l'aise.

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    (Je te tiens, tu me tiens par la barbichette.... Ah non, mauvaise comptine...)

    Pour ce qui est des méchants : autant j'ai adoré Sebastian Moran, autant James Moriarty m'a laissée de marbre. Sauf lors du jeu d'échec en Suisse. Seul instant du film où on comprend pourquoi ce professeur qui écoute du classique est le seul capable de battre Holmes : il pense comme lui ! Autrement, rien. Jared Harris est très bon, et j'aurais aimé dire que c'est le rôle qui veut ça et qu'en fait il joue très bien les types froids, insensibles et manipulateurs... sauf que non (enfin si il le fait très bien, mais non). Je l'ai surtout trouvé fade, banal et oserais-je dire chiant ? Je sais qu'il est semblable au personnage de Conan Doyle, mais quitte à exagérer Sherlock Holmes au point d'en faire un clown plutôt qu'un réel détective, pourquoi ne pas faire de même avec le caractère de Moriarty ? Sur ce point, le Moriarty de Steven Moffat aura toujours ma préférence. Non vraiment, côté méchant, c'est Moran qui a retenu toute mon attention et j'espère que si troisième opus il y a, il sera présent. J'aime les méchants qui parlent peu mais qui d'un regard, d'un geste, d'un sourire en coin montrent à quel point ils peuvent être cruels. Et ça, Paul Anderson le fait très bien. 

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    (Source)

    Pour ce qui est de la réalisation, comme je disais, on s'en prend plein les yeux. Ce nouvel opus nous emmène de Londres à la campagne anglaise, en passant par le Paris du XIXème avant d'aller en Suisse. Et c'est à chaque fois une merveille pour le yeux. On regrettera cependant la scène dans la forêt, avant le départ en Suisse qui ne sert absolument à rien si ce n'est augmenter le budget effets-spéciaux et réveiller les spectateurs somnolants. Ca explose de partout, ça saute de partout... manquait plus que les uniformes d'officiers et on se serait crus dans un épisode de la saison 2 de Downton Abbey ou dans Birdsong. Visuellement parlant, c'est nickel, scénaristiquement parlant, c'est passable : nous voilà résolument dans un film d'action plutôt qu'un film de détectives. Dommage. Autrement, j'aime toujours autant la reconstitution des époques et Holmes qui décrit la scène avant de se battre. 

    Mais cette fois encore, ce qui vaut vraiment d'aller voir le film, ce sont bien ses personnages et l'humour omni-présent. Ah le couple duo Holmes et Watson - un pur délice. On sent leur amitié, tout le respect et l'admiration qu'ils ont l'un pour l'autre. C'est toujours un plaisir de voir Sherlock jaloux et lancer des petites piques auxquelles Watson ne répondra pas ou au contraire, qu'il entrera dans son jeu. Ils ont le chic pour lancer les vannes qu'il faut au moment qu'il ne faut pas. Et puis, point très positif : ça ne tombe jamais dans le hyper-sentimentalisme - pas de grandes déclarations, juste une phrase ou un geste qui veut tout dire (je pense notamment à la scène dans le train vers la Suisse...)

    Dr. John Watson: Oh, how I've missed you, Holmes.
    Sherlock Holmes: Have you? I've barely noticed your absence.

    La présence de Mycroft apporte un plus non négligeable au film, surtout côté humour. Comme dit plus haut, Stephen Fry est vraiment excellent et le fait de créer en plus du duo Sherlock/Watson, le duo Sherly/Mycroft permet de faire un break dans les sous-entendus sur le relation Holmes/Watson (car oui, bizarrement, tout le monde a trouvé ce second film bourré de sous-entendus, moi j'ai trouvé ça raisonnable)(on évitera cependant de trop s'attarder sur la scène dans le train vers Brighton et du déguisement de Sherlock).

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    "You know, he's nothing like as slow witted as you've been leading me to believe, Sherly."

    Autrement, la musique, les décors et les costumes valent toujours autant le détour. Pareil pour Gladstone, le chien. On ne voit pas le temps passer et nos yeux et nos oreilles ressortent de la salle comblés.

    En résumé :

    • Si vous avez aimé le premier Sherlock Holmes, vous aimerez bien ce deuxième.
    • Si vous n'avez pas vu le premier Sherlock Holmes, vous aimerez celui-là. (ceci a été scientifiquement prouvé par Elisha)
    • Si vous avez vu et pas aimé le premier film, et bien passez votre chemin - ce Jeu d'ombres ne vous réconciliera absolument pas avec Guy Ritchie.

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  • Blue Jay Way - Fabrice Colin

    Titre: Blue Jay Way
    Auteur : Fabrice Colin
    Editions : Sonatine

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    4ème de couverture : Julien, jeune Franco-Américain féru de littérature contemporaine, a perdu son père dans l'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2009. La célèbre romancière Carolyn Gerritsen, qui l'a pris en amitié, lui propose d'aller vivre un temps à Los Angeles, chez son ex-mari, le producteur Larry Gordon. A Blue Jay Way, villa somptueuse qui domine la cité des anges, Julien est confronté aux frasques du maître des lieux et à une jeunesse dorée hollywoodienne qui a fait de son désoeuvrement un art de vivre : un monde où tous les désirs sont assouvis, où l'alcool, les drogues et les parties déjantées constituent de solides remparts contre l'ennui. Peu à peu, Julien se laisse séduire par ce mode de vie délétère et finit par nouer une relation amoureuse avec Ashley, la jeune épouse de Larry. Lorsque celle-ci disparait mystérieusement, il doit tout faire pour dissimuler leur liaison sous peine de devenir le principal suspect. Ce n'est que le début d'un terrible cauchemar : très vite, les morts violentes se succèdent, mensonges, trahisons et manipulations deviennent monnaie courante et la paranoïa apparaït bientôt comme la plus sage des solutions...

    J'ai fini ma lecture il y a bientôt trois semaines. Et ça fait bientôt trois semaines que je réfléchis à la meilleure manière de parler de ce roman. Aujourd'hui... je ne l'ai toujours pas trouvée. Alors j'ai décidé de reprendre le principe du j'aime/j'aime pas de Saru.

    J'aime : la 4ème de couverture.
    Un résumé long, plein de détails, mais qui pourtant ne spoile en rien le contenu du roman. A la lecture du résumé on a l'impression de connaître déjà l'histoire et de deviner le dénouement, et pourtant il n'en est rien. Je ne sais pas qui l'a écrit, mais je félicite le rédacteur !

    J'aime : Le style.
    Le roman fait 480 pages mais on ne les sent pas. J'ai eu un peu de mal à entrer dedans au début, je l'avoue, mais c'est surtout parce que je lis peu de thriller. Le dernier datait de début 2011. Mais au bout de quelques (courts) chapitres, c'est bon, j'étais fichue, j'ai tout enchainé. Fabrice Colin alterne chapitres écrits à la 1ère personne - du point de vue de Julien - et chapitres à la 3ème personne, parlant de personnages que Julien ne connaît pas. Et c'est là l'un des points forts du roman : jusqu'à la fin on se demande qui sont ces personnages, quel est le lien avec Julien, avec les autres locataires de Blue Jay Way.

    J'aime : Le huis-clos.
    J'ai toujours aimé les huis-clos, ces romans qui se passent à un seul endroit (ou presque), où il se passe énormément de choses et rien à la fois mais sans jamais ennuyer le lecteur. Non seulement ça évite de se perdre parmi les personnages et les lieux (j'adore Wicked, mais alors je vous dis pas le nombre de fois que j'ai dû regarder la carte). Et puis j'aime ce sentiment d'oppression, de suspicion, de doute et de paranoïa qui s'installe au fil des pages.

    J'aime : les 100 dernières pages.
    Le méchant se révèle petit à petit, Julien et les autres se sentent chaque fois plus épiés, manipulés, il oblige Julien et Carolyn Gerritsen à faire et voir des choses impensables. Il leur fait subir pas mal de choses aussi. Pourquoi ? Par qui ? On ne l'apprend que vers la fin. Et quelle fin d'ailleurs ! On a les réponses à nos questions, mais pas à toutes nos questions. Certaines restent en suspens et d'autres encore ne font qu'être soulevées. On reste dans le vague et même si on a des réponses, on ne comprend pas tout. C'est une fin ouverte à l'interprétation personnelle. J'approuve.

    J'aime : La musique.
    Chaque fois que je finis un roman de Fabrice Colin, j'ajoute des groupes ou des chanteurs à ma liste de choses à découvrir. Ma culture musicale pour ce qui est des "classiques" et autres indémodables est vraiment limitée. Je me couchais chaque jour plus intelligente musicalement parlant. (Tiens, ça me donne une idée de question pour la soirée de lancement du 8 mars prochain )

    J'aime/J'aime pas : Julien.
    Je suis arrivée à la fin de mon livre sans réussir à me faire un avis sur les personnages, et plus particulièrement Julien. Ca me plait. J'aime son côté humain, curieux, et j'avoue, j'aime aussi sa paranoïa et sa déchéance. Mais en même temps, je le trouve énervant. Il est apatique les 3/4 du livre, il attend que les choses se passent, j'ai souvent eu envie de le secouer, et ce n'est vraiment que vers la fin qu'il se bouge. Mais en même temps, je le comprends. Il est dans une ville inconnue (ou presque) avec des gens antipathiques et égoistes à souhait, les mauvaises nouvelles s'enchaînent, le sang coule, il réagit comme un humain. Mais en même temps, il... non vraiment, impossible de me faire un avis.

    J'aime pas : les pages 184-186.
    La souris encore ça va, elle agonisait. Le chien non. Quand je l'ai vu mentionné, j'ai sauté cette page et demi, je savais ce qui allait arriver. Et c'est bien là l'une des rares choses que je ne supporte vraiment pas. Cette page et demi m'a rappelée pourquoi je lisais rarement des thrillers. Je sautais déjà les pages de ce genre dans Level 26, mais là c'est pire, j'ai carrément fait une pause dans ma lecture pour éviter de m'imaginer la scène.

    J'aime pas : Ashley et Julien.
    Pareil, l'une des raisons qui font que je lis rarement des thrillers. Ok, qu'ils couchent ensemble très bien, raconter tout ce qu'ils font non. Je vois vraiment pas l'intérêt. Encore dans les Succubus de Richelle Mead, ça se comprend, c'est de la romance et le personnage principal est une Succube. Dans ce genre de roman, moins.

    Et puis, j'aime aussi Los Angeles, le 11 septembre et le "méchant". Mais il y aurait bien trop de choses contradictoires et "spoilerisantes" à dire sur chacun des sujets alors je passe.

    Enfin voilà. J'aime tout dans ce roman sauf les deux j'aime pas.

    Un premier thriller des plus réussis qui me réconcilierait presque avec le genre ! (Et rien à voir,mais sur la page FB du livre, il y a plein de jolies photos.)

    Il est sorti aujourd'hui chez tous les bons libraires - vous savez donc quoi faire demain ! Quant à moi, je remercie une fois encore Sonatine Editions, et surtout Fabrice Colin, pour l'envoi. 

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  • 14.o2.12 : V-DAY !

    Ok on a zappé tous les Special Day depuis l'été, mais celui-là, on ne pouvait décemment pas passer à côté !

    Rejoice, un nouveau Vampire Day est arrivé ! Et c'est peut-être notre dernier V-Day alors il faut en profiter !

    L'année dernière, je le fêtais avec Damon, cette année je remonte vers le Nord. En Irlande plus précisément...

    Parce que cette année, à moi John Mitchell - vampire adoré de la série Being Human.

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    Mitchell, il offre des cartes trop zoulies.

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    Et il sauve sa télé avant tout.

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    Et il va au Purgatoire sauver une amie.

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    Et il brille pas au soleil.

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    Et Mitchell c'est le meilleur. Point.

    Toi aussi joins-toi à nous et dit "Valentin est mort ! Vive le V-Day" ! 

    Selena passe la journée avec Hal, Jacobinette avec Aidan (mais non pas Aidan Turner!) tandis que Sombrelune se fait une soirée entre filles avec Sonja !

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