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  • Crime and Punishment

    108611-large.jpgRésumé (merci Wikipédia!) : 
    L'histoire dépeint le meurtre prémédité d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur cadette par un ancien étudiant de Saint-Pétersbourg nommé Raskolnikov, et ses conséquences émotionnelles, mentales, et physiques sur le meurtrier. Après être tombé malade et être resté au lit, cloué par la fièvre, pendant plusieurs jours, Rodion Romanovitch Raskolnikov est atteint de paranoïa et commence à s’imaginer que tous ceux qu’il rencontre le suspectent du meurtre ; la connaissance de son crime le rend presque fou...

    N'ayant pas -encore- lu le livre, je ne peux pas dire si les personnages sont fidèles à l'histoire originale. Ce que je sais, c'est que les acteurs sont excellents.
    Surtout John Simm en Rodion Raskolnikov. Il n'en fait jamais trop. Il arrive à rester dans le ton du début à la fin. John Simm a un jeu tout en finesse, il fait passer beaucoup de choses à travers le regard. Je l'avais deja remarqué dans The Devil's Whore et State of Play, et son rôle de Raskolnikov n'a fait que renforcer mon opinion.

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    Il interprète un Raskolnikov charismatique, intelligent, arrogant, troublé, aimant, mais en proie à des hallucinations et à la paranoïa. John Simm a réussi à rendre toute la complexité du personnage. Au départ, on ne peut s'empêcher de le trouver antipathique : il a tué avec prémiditation et de sang-froid ! Pour aucune raison valable, si ce n'est pour se prouver à lui-même qu'il pouvait tuer. Mais au fur et à mesure, on en vient à le plaindre, et à éprouver de la sympathie envers lui.still_cp09.jpg
    Sinon, j'ai beaucoup aimé Sonya. Je ne sais pas comment elle est dans le livre, mais je trouve que Lara Belmont a bien fait ressortir la dualité de ce personnage à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, mais qui jamais ne baisse les bras. Comme beaucoup, elle ne vit pas, elle survit. La religion et sa morale sont les deux choses qui lui permettent de tenir. Même quand Raskolnikov est détestable avec elle et lui dit des choses qui font mal.

    Julian Jarrold a eu la très bonne idée de filmer caméra à l'épaule et dans les rues même de Saint Petersbourg. Ce qui est parfait pour rendre l'atmosphère sombre et la dimension psychologique de l'histoire.
    Raskolnikov se sent pris au piège : les nombreuses scènes se passant dans des escaliers, des petites pièces, des cours d'immeubles rendent parfaitement l'atmosphère oppressante de l'action.
    Après le meurtre, Raskolnikov est perdu. Les plans "agités" avec la caméra qui tourne sur elle-même et autour des acteurs, les contres-jour, les gros plans, rendent bien l'état d'esprit de Raskolnikov.
    Les scènes entre Porfiry et Raskolnikov sont particulièrement éprouvantes, et nous tiennent en haleine tout le long du film. La scène du meurtre quant à elle est particulièrement violente - bien qu'elle soit plus suggérée que montrée.
    Dès la première minute, on est au coeur de l'intrigue. Il n'y a rien qui nous prépare à ce qui va suivre, aucune présentation de l'histoire, dès le commencement, on se retrouve à suivre Raskolnikov.

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    Crime and Punishment est un film "dur". Psychologiquement parlant.
    Il n'y a pas beaucoup d'action, ni de dialogues. Je suis du genre à vite m'ennuyer, et ça aurait pu être le cas là aussi. Mais non. J'étais fascinée. Fascinée par Raskolnikov, par son comportement, par ce qu'il subissait. Comme dit plus haut, je n'ai pas lu le livre, et d'un certain côté, c'est mieux comme ça. Je ne savais pas à quoi m'attendre. J'ai été surprise tout le long. A chaque fois je me demandais ce qui allait lui arriver, et à chaque fois mes idées étaient fausses. Même à la fin - surtout à la fin ! Sincèrement, j'ai cru qu'il s'en sortirait. Toutes les fois où il était prêt à se dénoncer, un évènement lui permettait d'en échapper. Ca m'a fait penser à la scène finale de Match Point, lorsque tous les soupçons se portent sur Chris. Jusqu'au moment où la bague est retrouvée sur un SDF.
    J'ai pensé qu'il en serait de même là, que la mort de Svidrigailov serait le moyen d'échapper à l'emprisonnement. Encore une fois, j'étais dans l'erreur...

    Je vous le conseille vivement, ne serait-ce que pour admirer le talent de John Simm !

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  • Sense and Sensibility 2008

    senseandsens.jpgRésumé :
    Après le décès du père d'Elinor, Marianne et Margaret Dashwood, celles-ci et leur mère se trouvent injustement privées de leur héritage par leur demi-frère (né d'un précédent mariage de Mr Dashwood) et sa femme. Leur situation financière considérablement diminuée, elles se retrouvent donc dans une position particulièrement difficile. Forcées de quitter leur domaine de Norland dans le Sussex pour Barton Cottage dans le Devonshire, les jeunes filles sont rapidement acceptées par leur nouvelle société, particulièrement par un généreux parent et sa belle-mère Mrs Jennings.
    Marianne, dont le romantisme et la joie de vivre charment le secret Colonel Brandon, est bientôt profondément amoureuse du jeune et impétueux Willoughby. Elinor, dont les dispositions sont plus prudentes et considérées, qui cache ses sentiments avec attention, souffre de l'absence d'Edward Ferrars, le frère de sa désagréable belle-sœur, qu'elle a connu à Norland et qui vit à Londres.
    Malgré leurs personnalités très différentes, les deux sœurs expérimentent de grands chagrins dans leurs affaires sentimentales : Marianne souffre avec ostentation tandis qu'Elinor ne permet à personne de voir ses maux de cœur. Ce sont, cependant, leurs qualités communes -discernement, constance et intégrité face aux mauvaises intentions des autres- qui leur permettent d'entrer dans une nouvelle vie de paix et de contentement.

    Voila mes impressions (paresseuse que je suis, j'ai - à peu près - recopié ce que j'avais écrit à Lambton).

    /! Ce qui suit peu comporter des spoilers pour les personnes n'ayant pas vu la mini-série /!

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    Edward - Brandon - Willoughby - Elinor - Marianne

    Personnages :

    Elinor est sans aucun doute mon personnage préféré, que ce soit dans le livre ou dans la série ! Et l'actrice n'est sans doute pas étrangère à cela. Hattie Morahan a un visage très expressif... et elle arrive à faire passer beaucoup de choses par le regard.
    J'aime beaucoup son attitude tout le long de la série, mais je retiendrais surtout deux moments : sa réaction quand Marianne lui sort qu'elle n'a aucun idée de combien elle souffre : elle est perplexe, mais reste calme (et j'ai beaucoup aimé comment elle boit cul-sec le verre qu'apporte Mrs Jenkins !) et la fin : elle est poignante de sincérité !

    Concernant Marianne, les scènes que je retiens sont : sa balade sous la pluie et sa discussion avec Elinor lorsqu'elles retournent à Barton Cottage.
    Quelqu'un a dit sur le forum qu'elle faisait là une tentative de suicide... Moi je vois ça autrement : elle se "lave" de tous les souvenirs de Willoughby. Elle commençait deja à l'oublier - suffit de voir comment elle remercie aimablement Brandon de l'aider à descendre de la calèche - et elle utilise la pluie pour effacer à tout jamais ses souvenirs : elle l'a rencontré sous la pluie, elle l'oublie sous la pluie.
    Quant à sa discussion avec Elinor lorsqu'elles rentrent chez elles montre son début d'évolution. Elle s'est enfin rendu compte que ce ne sont pas les paroles et les sentiments, mais les actions qui comptent.
    Et là, elle fait référence (selon moi) à elle-même, à Willoughby, à Brandon, mais aussi à sa propre soeur.

    En parlant de Brandon : je bloque avec son personnage. Autant dans le livre que dans les adaptations. Pour moi, son amour pour Marianne n'est que dû au fait qu'elle lui rappelle son Eliza perdue...
    J'aurais aimé savoir si, s'il n'avait jamais connu Eliza, il aurait autant été attirée par elle. Il ne l'a jamais oublié, et, comme dit Marianne, il est resté fidèle à son premier amour. Et ça renforce l'avis que j'ai sur lui : il fait avec Marianne ce qu'il n'a pu faire avec Eliza... et pour moi, ça fausse tout...

    Je trouve que Dominic Cooper montre très bien les deux "visages" de Willoughby : quand on le voit la première fois, il n'a pas l'air net, mais par la suite on sent un net changement dans son comportement... Il s'assagit je trouve. Suffit de voir sa réaction lors du diner après la visite à Allenham : il aurait pu rire et répondre d'un ton léger, mais non... il a même défendu Marianne. A ce moment, je l'ai trouvé sympathique et sincère.
    Mais son entrevue avec Elinor l'a fait vite redescendre dans mon estime : je n'aime pas les types qui veulent passer pour la victime sachant qu'ils sont fautifs.

    Par contre Edward, je l'adore ! Je le trouve drôle, sensible et adorable, surtout avec Margaret. Ce n'est pas Willoughby qui aurait proposé à Meg de faire un tour à cheval... 
    Cependant, j'ai eu peu de mal avec la scène où il est à Barton Cottage... Dan Stevens n'est pas très naturel quand il est envahi par ses "humeurs noires" (ma soeur s'est même demandé s'il n'allait pas se mettre à pleurer)... mais bon, ce n'est qu'un détail.

    J'ai beaucoup aimé cette petite Margaret : elle est certes jeune, mais elle est très perspicace ! Je l'ai même préférée à Marianne...  
    Les autres personnages sont trop caricaturés à mon gout... surtout Sir John et Mrs Jenkins. Fanny est telle qu'elle devrait l'être: détestable !

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    Réalisation :

    Gros coup de coeur pour les scènes où Elinor accroche le tableau au dessus de la cheminée qui l'a aussi montre une évolution : quand elles emménagent, elle accroche un tableau de Norland... et quand elles reviennent elle le remplace par Barton Cottage. Ca montre qu'elles sont passées à autre chose. Norland est oublié, une nouvelle vie commence vraiment pour elles.

    Et sinon, j'ai beaucoup aimé la fin aussi. Enfin, que les scènes concernant Elinor et Edward.... Comme je l'ai deja dit, j'ai trouvé Hattie Morahan poignante de sincérité lors de la déclaration de Edward ! Et cette scène est telle que je me l'imaginais à la lecture, si ce n'est mieux !!
    J'aimais leur histoire dans le livre, et là encore plus. Je préfère une fin avec Elinor heureuse et souriante qui regarde Edward courir après les poules qu'une fin avec un mariage...


    Les scènes romantiques à souhait ne m'ont pas dérangées plus que ça. Willougby qui court sous la pluie pour aider Marianne, ou Brandon qui s'en va sur son fidèle cheval blanc retrouver sa belle évanouie sous la pluie, ça m'a plus fait rire qu'autre chose!


    En résumé, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle version. Elle a su rester fidèle au livre tout en apportant de nouvelles choses.

     

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