14/04/2014

Oh ! Un tag. #3

Depuis que Cachou m'a taguée, j'ai cherché 11 choses à dire sur moi car j'ai l'impression de vous avoir déjà tout révélé de moi (tout qui puisse être révélé publiquement en tout cas). Mais une semaine plus tard, j'ai quand même réussi à trouver 11 choses à vous (re)dire.

--------------------------

1. Mon rêve dans la vie serait d'avoir une mémoire éidétique. Pour pouvoir me souvenir aussi bien des répliques de Doctor Who que des dates de règnes des monarques anglais. Là, j'ai plutôt une mémoire de Sherlock Holmes, qui m'oblige à supprimer des infos - et pour une raison inconnue, mon cerveau préfère supprimer les dates de règnes plutôt que les répliques de Doctor Who...

2. Comme Cachou et beaucoup d'autres, je marche en lisant, montant et descendant les escaliers. Je ne suis jamais rentrée dans un poteau et je n'ai jamais raté une marche.

3. Je n'abandonne un livre que de façon exceptionnelle ! Même si j'ai énormément de mal et qu'il me faut un mois pour le terminer, je vais jusqu'au bout. Et le pire c'est que je suis incapable de lire un autre livre en même temps - je peux donc rester sur le même livre pendant un mois alors même qu'il ne me plait pas.

4. Mais c'est sans doute parce que je suis une grande optimiste de la vie. Je regarde toujours le bon côté des choses, et j'arrive toujours à trouver du positif même dans le pire.

a422e589-1a64-4731-b7bb-7c67334c7fdd_zps365839d6.png

5. Je ne cornes jamais les pages d'un livre parce que les pages c'est "comme les os" (je cite ma soeur) et que je n'aime pas faire de mal aux livres. 

6. Je grince tellement des dents pendant la nuit qu'à chaque fois ma sœur a l'impression qu'elles vont se casser.

7. Les pays à fort taux touristique tels que les Etats-Unis ou l'Italie ne m'attirent absolument pas. Moi, je veux visiter les Carpates et Mourmansk ! 

8. Je tombe très vite amoureuse - d'un acteur, d'un personnage, d'un livre, d'un film, d'une série. Et cela finit souvent par tourner à la monomanie, voire à l'obsession passagère (car cela perd vite de son intérêt quand "tout le monde" finit par s'y intéresser aussi...)

9. Je me lasse très vite ce qui fait que je serai à jamais incapable d'avoir un travail routinier ou qui m'oblige à rester dans un bureau toute la journée. Je dois sortir, bouger, découvrir - sans cesse ! Ce qui amène au point suivant :

10. Je ne sais pas ce que je veux faire dans la vie car je veux tout faire : travailler pour Time Out ET dans un café-librairie ET dans un musée. Mais je veux aussi être community manager dans une maison d'édition ET un théâtre ET être décoratrice d'intérieur.

11. J'ai un amour immodéré pour les toasts. Je pourrais manger des toasts à longueur de journée. Et j'attends avec impatience le jour où j'aurais mon appartement à moi pour m'acheter un toasteur professionnel comme on en trouve dans les hôtels anglais

tumblr_m1clwmyEzO1qbcoo4o2_500_zps205cfdf8.gif
(vous l'aurez compris, cette révélation était juste une excuse pour mettre un gif de Tom Riley en train de manger un toast)

----------------------------

Et passons maintenant aux questions de Cachou :

1. Si tu devais me recommander une petite série passée inaperçue qui mérite pourtant d’être défendue bec et ongles, ce serait…?

J'ai bien envie de répondre Being Human (UK) car malgré le remake US et la diffusion sur des chaines françaises, il y en a encore qui ne connaissent pas cette série. Et je l'ai déjà défendu bec et ongles ici. Mais sinon, dans les biens moins connues, je dirai The Fades. Une série de SF originale, brillamment écrite et interprétée et qui aurait vraiment mérité une seconde saison.

2. Quelle série anglaise rêverais-tu de voir transformée en film?

The Hour ! Depuis l'annulation de la série l'année dernière, on nous annonce un film qui répondrait aux questions laissées en suspens à la fin de la saison 2. J'espère donc vivement que nous verrons ce film un jour.

3. D’ailleurs, s’il fallait ne garder qu’un seul acteur anglais de série, ce serait? 

Je voulais répondre Tom Hughes, mais il a fait plus de films que de séries. Après je voulais répondre Tom Riley, mais ça serait trop facile pour la question suivante (il a joué Wickham dans Lost In Austen). Je vais donc répondre Damien Molony parce qu'il m'a impressionné dans Being Human et sur scène.

4. Et tu le verrais jouer quel rôle dans une nouvelle adaptation de Jane Austen?

J'ai tellement envie de répondre Henry Tilney, mais ça n'irait pas. Il ferait un meilleur Willoughby je pense; il est excellent quand il s'agit de jouer la duplicité.

5. Quel livre voudrais-tu voir adapté en série? Avec qui dans les rôles titres?

En lisant cette question, le premier livre qui m'est venu en tête c'est les Thomas et Charlotte Pitt d'Anne Perry. Mais en y réfléchissant mieux, j'adorerai encore plus voir adaptée la série The Agency de Y.S. Lee. Parce qu'il n'y a décidément pas assez de séries victoriennes originales sur nos écrans, avec des personnages "jeunes" ! Et ce serait des épisodes d'1h30 bien sur- un épisode par tome. Par contre, aucune idée pour les acteurs qui pourraient incarner Mary et James - des inconnus de préférence.

6. Si tu ne devais plus porter les habits que d’une seule décennie (sans que personne ne trouve ça bizarre), tu choisirais laquelle?

Les années 20, sans aucun doute ! J'aime le coté à la fois simple et si élégant des robes de l'époque.

df554090-2fda-4c3b-a21e-9be8ce9f538b_zpsf2f1c366.jpg

7. Passons aux livres: tu lis beaucoup de classiques anglais, mais as-tu des classiques français fétiches?

Comment dire ça sans heurter la sensibilité de nombreux lecteurs ? Et bien... Je ne lis pas de classiques français. Pas depuis ceux imposés au collège/lycée tout du moins, et je n'en ai relu aucun depuis. Je suis certaine qu'il y a des merveilles, mais les classiques français ne sont absolument pas pour moi.

8. Idem pour les contemporains, y a-t-il un auteur franchophone à t’avoir marquée récemment?

Cette question est assez simple : Fabrice Colin est le seul auteur francophone que je lis assidûment. Comme les classiques, la littérature francophone contemporaine n'est pas pour moi... et ce n'est pas faute d'essayer de nouvelles choses. Il n'y a qu'en jeunesse que je lis des auteurs francophones - et là encore, cela peut se compter sur les doigts d'une main.

9. Une librairie parisienne à recommander ?

WHSmith à Concorde ça compte ? Là encore, ça me fait mal de l'avouer, mais je rentre rarement dans une librairie à Paris... Mais j'ai une excuse : je travaille en Médiathèque, tout vient à moi !

10. Et une anglaise ?

J'aimerais répondre Hatchards ou Daunt Books ou même le Waterstones de Piccadilly, mais la librairie anglaise où je passe le plus de temps est sans conteste le National Theatre Bookshop. On y vend essentiellement des playtexts et des souvenirs de pièces jouées au National Theatre, et en rapport avec le théâtre lui-même, mais j'adore y aller. Et en plus maintenant il y a café, dont c'est un endroit encore plus merveilleux : on peut y boire un cappuccino en lisant une pièce de Shakespeare ou Ibsen, en twittant, en écoutant un concert live, ou tout simplement en regardant les gens se balader le long de la Tamise.

526bcc99-6136-4671-8861-630c89b94aa9_zps113c18e7.jpg

11. Quelle forme d’interaction par internet préfères-tu: blog, forum, Facebook ou Twitter (ou autre)?

Twitter ! J'aime le côté court et instantané des tweets et le côté "impersonnel" de la chose aussi - à moins d'aller directement sur le profil d'une personnage nous ne sommes qu'un parmi tant d'autres : les gens lisent les tweets avant de savoir qui l'a posté. Je trouve cela plus "libérateur", parce que parfois on a envie de dire quelque chose, mais on a pas forcément envie d'avoir une réponse - et encore moins d'avoir des gens qui se disputent en commentaires sous ledit post.
Et puis les blogs aussi. Parce que sinon je ne serai pas en train de répondre à ce tag.

Je suis sur Facebook aussi, mais c'est juste parce que tout le monde n'est pas encore passé à Twitter ! Les forums par contre, j'ai abandonné. J'ai été inscrite sur The Inn at Lambton pendant presque deux ans, mais à un moment, on serait crus au Royaume de Danemark, donc je suis partie.

Qui veut le faire ? Comme Cachou, je vous ferai des questions personnalisées !

11:56 Écrit par Filipa dans Tags / Tops | Lien permanent | Just a clock tick... (4) | Tags : tag, révélations

12/04/2014

Divergent (T1) - Veronica Roth

Et donc j'ai lu Divergente. "Enfin" ai-je envie de dire après l'avoir emprunté et rendu pendant plusieurs mois. Ce n'était jamais le bon moment. Mais comme le film sortait cette semaine, j'ai fini par trouver le bon moment.

------------------------- Attention possible spoilers ! --------------------------

f1cd2445-ba90-4ee6-bcda-9d26e2ce7f6b_zps403fb94f.jpg

Je suis ressortie de ma lecture avec un sentiment légèrement mitigé. J'ai aimé certains points et d'autres beaucoup moins. Le principal bémol que j'ai trouvé étant que le thème de la "divergence" est sous-exploité : Tris ne cesse de se réclamer Divergente alors même qu'elle ne sait pas ce que ça veut dire - elle sait juste qu'on veut la tuer à cause de ça et qu'elle peut manipuler les simulations. On nous présente la Divergence comme le point le plus important de l'histoire, mais cela reste finalement assez en retrait : un paragraphe explicatif vers la fin, une remarque ici et là de Tris, et voilà, la partie Divergente du roman est résolue.

Par contre, j'ai aimé la réflexion qu'il y autour; cette question du "peut-on vraiment n'agir et réfléchir que selon "UNE" émotion, un trait de caractère ?" et le fait que les Divergents sont dangereux car justement, ils ne sont pas sujets à une seule idée, ils peuvent donc distinctement faire la différence entre bien et mal, raison et folie, vrai et faux - ils ne peuvent pas être contrôlés. Car on se rend vite compte qu'être Divergent c'est être un humain doué de raison. En opposition avec les non-Divergents qui appartiennent véritablement à une faction et n'agissent qu'en fonction de l'état d'esprit de cette faction (Érudits, Audacieux, Sincères, Altruistes, Fraternels).

Si l'histoire en elle-même ne m'a pas convaincue plus que ça, je dois cependant dire que j'ai aimé les personnages, et que c'est surtout pour eux que j'ai continué à lire. Tris n'est pas vraiment forte, ni courageuse, mais elle est déterminée - à faire partie des Audacieux, à montrer ce qu'elle vaut, à s'imposer, à se venger, à sauver ceux qui doivent l'être, à faire preuve d'altruisme. J'ai aimé ses réflexions résolues et connaître le cheminement de ses pensées dans les moments les plus forts, la suivre dans son initiation et la voir prendre confiance en elle, en sa force, en son jugement.

Mais Quatre reste pour moi le personnage le plus intéressant, bien que je ne puisse pas vraiment l'expliquer. C'est peut-être son côté "tendu" qui me fait l'apprécier autant, ou bien ses idées très tranchées sur la philosophie des Audacieux, ou le fait qu'il ose dire de quoi il a peur, ou alors parce qu'il a des sentiments "intelligents" - le chapitre dans son Paysage des peurs est d'ailleurs le meilleur de ce premier tome. Pour tout cela et plus encore : il est une énigme - et j'espère qu'il prendre encore plus d'importance dans la suite.

Je regrette par contre que les personnages secondaires soient si - et bien - secondaires. Je pense notamment à la mère de Tris, personnage vraiment très intéressant et qui aurait mérité d'être bien plus approfondi. J'espère qu'on apprendra plus de choses à son sujet dans la suite.

Mais c'est sans doute parce ce tome est surtout fait pour bien préparer Tris - et le lecteur - à ce qui va suivre, à la bataille qu'elle devra mener avec tous les autres Divergents pour changer l'ordre des choses. Certes, l'envoyer chez les Audacieux est un raccourci facile, mais ça permet aussi de rendre ses réactions plus crédibles.

Car malgré leur inconscience, les Audacieux restent les plus "humains" des factions dans le sens où ils n'ont pas peur de montrer leurs faiblesses. J'ai particulièrement aimé l'état d'esprit des Audacieux, cette idée qu'il ne faut pas forcément surmonter ses peurs, mais plutôt apprendre à contrôler ses émotions face à ces peurs.

Si certains éléments auraient mérités d'être approfondis et le rythme rééquilibré (assez lent les premiers 2/3 malgré l'initiation des Audacieux),ce premier tome rempli son rôle efficacement et accroche suffisamment pour donner envie de lire la suite.

Et bien sûr, je ne vais pas manquer d'aller voir l'adaptation ! J'ai d'ailleurs bon espoir car au vu de la bande-annonce, les éléments qui m'avaient posés problème dans le roman semblent avoir été modifiés pour le film.

Divergent de Veronica Roth - Tome 1 - Nathan - 2011

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. A 16 ans, elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant. Elle est Divergente. Elle est en danger de mort.

 

00:14 Écrit par Filipa dans Livres | Lien permanent | Just a clock tick... (6) | Tags : divergent, veronica roth, tome 1, nathan

08/04/2014

Parkland - Peter Landesman

Sorti en novembre dernier à l'occasion des 50 ans de l'assassinat de Kennedy, ce film est pourtant passé assez inaperçu - moi même je n'en ai entendu parler qu'à l'occasion de la dernière opération Cinetrafic (alors que pourtant, il y a Zac Efron au casting).

parkland_ver4_xlg_zpsca11aa31.jpg

Peter Landesman adapte ici le livre de Vincent Bugliosi, Four days in november, qui retrace les jours qui suivirent l'assassinat du Président Kennedy en 1963. Là où d'autres suivent le couple présidentiel, Peter Landesman lui s'intéresse aux "civils" - aux docteurs et infirmières du Parkland Memorial Hospital qui ont essayé de sauver le Président; aux agents secrets qui ont perdu plus qu'un homme; à Robert Oswald, le frère de Lee Harvey Oswald; aux agents du FBI qui auraient pu arrêter Lee Oswald, à Abraham Zapruder, l'homme qui a filmé toute la scène.

Parkland oscille entre film historique et documentaire, utilisant images d'archives et reconstitutions avec les acteurs pour nous présenter les faits. Ce mélange des genres est accentué par le fait que le réalisateur ne prend jamais parti, se contentant vraiment de relater les faits tels qu'ils sont arrivés.

955a5bf2-21fb-4cea-92f2-38247e11fc4c_zps8d375a84.jpg

Pour certains, ce manque de parti pris rend le film décevant, lui donnant un aspect trop plat et trop lent. Pour ma part, c'est justement le point que j'ai apprécié. J'aimerais vous dire le film a malgré tout une légère tendance au pathos, mais sachant que Kennedy était un président très apprécié et que ça fait toujours un choc de voir quelqu'un se faire assassiner devant ses yeux, on se rend vite compte que non, le côté larmoyant n'est pas si exagéré que ça.

Le film doit aussi beaucoup à son casting, même si je retiendrais avant tout les performances de James Badge Dale en Robert Oswald et Kat Steffens en Jackie Kennedy - soit, les deux personnes les plus profondément touchées par cet assassinat : le premier parce qu'il a découvert que son frère était le coupable (l'était-il vraiment ?) mais qu'il a su rester digne jusqu'au bout et la deuxième parce qu'elle a passé une partie de la journée avec des morceaux du cerveau de son mari sur son tailleur rose, et qu'elle a su rester digne jusqu'au bout.

5aa08394-4257-4889-9745-3d3452124df2_zpsc5471ae0.jpg

Si Parkland n'entrera pas dans les annales, il a au moins le mérite d'offrir un point de vue original et intéressant de la tragédie qui s'est déroulée à Dallas le 22 novembre 1963.

Parkland de Peter Landsman - Film 2013 - en DVD le 10 février 2014, Metrofilms - avec James Badge Dale, Zac Efron, Colin Hanks, Paul Giamatti, Jeremy Strong etc. 

22 novembre 1963, 12 h 38. C’est un patient peu ordinaire qui arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital de Dallas. Il s’agit du président John F. Kennedy, sur qui on vient de tirer alors qu’il traversait Dealey Plaza en limousine décapotée, acclamé par la foule. Tandis que la nouvelle se répand dans le monde, une page méconnue de l’histoire s’écrit dans cet hôpital qui n’était absolument pas préparé à affronter cet événement. Autour du corps, les questions et les émotions s’accumulent. La pression monte. Proches, anonymes, officiels, tous vont être confrontés à une prise de conscience et à des décisions qui changeront leur vie à jamais...

Et la bande-annonce pour vous faire une idée :

 

23:10 Écrit par Filipa dans Films | Lien permanent | Just a clock tick... (4) | Tags : parkland, peter landsman, jfk, zac efron