31/07/2014

I, Frankenstein - Stuart Beattie

Avant de lancer le film, je me suis demandé s'il serait digne de Légion. La réponse est non.

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Pourtant, ça partait plutôt bien avec un début dans la continuité du roman de Mary Shelley : le film commence avec Victor Frankenstein qui poursuit sa créature pour se venger de la mort de se femme mais meurt de froid avant d'avoir pu assouvir sa vengeance. La créature s'en veut quand même un peu et décide de ramener le docteur chez lui pour l'enterrer.

Pas de bol, au moment où il s'apprête à le mettre en terre, des démons apparaissent, mais heureusement les gargouilles viennent le sauver et le ramènent dans leur cathédrale. Lenore, la reine des gargouilles, qui lui explique qu'ils ont été crées par l'archange Michael pour combattre les démons et protéger la Terre. Elle invite la créature - ou plutôt Adam comme elle le baptise - à mettre son immortalité au bien de l'humanité. Très peu pour lui, il se contentera de prendre des armes et de détruire tout démon qui se mettra en travers de son chemin.

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On le retrouve quelques siècles et une coupe de cheveux plus tard. La guerre démons/gargouilles continue de faire rage et Adam continue de les homicider. Problème : le méchant Naberius est au courant de son existence et le veut. Mais pourquoi ? Parce qu'Adam n'a pas d'âme! Et que pour constituer son armée de démons, Naberius a besoin de vivants sans âme. Il veut étudier Adam, découvrir leur secret de son retour à la vie et de son immortalité.

Bon, je ne vais pas vous raconter tout le film, Wikipedia l'a très bien fait pour ceux qui veulent passer outre. Et je vous avouerai que vous pouvez très facilement passer outre.

Sans aller jusqu'à dire que I,Frankenstein est un navet, le film n'en est pas moins assez inutile. L'idée d'adapter le comics était bonne, mais l'ensemble manque de conviction. Adam ne ressemble en rien à une créature créée à partir de corps différents, juste à quelqu'un qui est passé à travers une vitre.

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Le combat annoncé n'est pas si épique que ça, et bien que ne durant qu'1h28 environ, on voit le temps passer durant ce film d'action. C'est d'autant plus dommage que les acteurs se défendent assez bien malgré l'impression qu'ils donnent de se demander ce qu'ils font là (surtout Bill Nighy) - je pense notamment à Yvonne Strahovski qui arrive à rendre son personnage crédible et intéressant.

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I, Frankenstein rempli son rôle : comme un premier numéro de comics, il nous présente les personnages importants et situe le contexte - l'immortalité de "Adam", la guerre démons/gargouilles. Le scénariste et créateur du comics songeait à faire une suite, voire un crossover avec son autre série, Underworld. Vu le faible succès du film, cela est bien mal parti...

I, Frankenstein de Stuart Beattie - Film d'action américain - en dvd le 29 mai, Metropolitan Filmexport - avec Aaron Eckhart, Bill Nighy, Jay Courtney, Yvonne Strahovski, Miranto Otto...

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques.

16:30 Écrit par Filipa dans Films | Lien permanent | Just a clock tick... (0) | Tags : i frankenstein, stuart beattie

13/07/2014

Du sang sur Abbey Road - William Shaw

Cela faisait fort longtemps que je n'avais pas lu de roman policier aussi sympathique.
Cela faisait fort longtemps que je n'avais pas lu de roman policier tout court en fait.

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Londres, 1968. Les Beatles sont à leur sommet, les fans campent devant le studio pour ne serait-ce qu'apercevoir un de leurs cheveux; les jupes se raccourcissent; les filles veulent ressembler à Jean Shrimpton; c'est la guerre au Biafra.

Cathal "Paddy" Breen, artiste devenu policier et vieux garçon solitaire depuis la mort de son père, se retrouve chargé d'enquêter sur la mort d'une jeune fille retrouvée non loin des studios d'Abbey Road. Encore sous le coup d'une arrestation qui a mal tourné, Paddy se retrouve non seulement chargé de l'affaire mais doit aussi se coltiner la collègue qui veut rejoindre le CID - une petite jeunette qui n'a pas la langue dans sa poche et qui en plus est fan des Beatles !

William Shaw nous montre avec ce roman que les années Beatles, ce n'est pas que pop music et peace and love, c'est aussi racisme et sexisme - le premier représenté par la nouvelle famille qui emménage dans le quartier et le second par Helen Tozer et le mépris absolu des hommes du poste de police.

L'intrigue est bien ficelée et le dénouement reste inattendu. L'enquête prend son temps, et à cela se mêlent des histoires plus personnelles des autres personnages. L'auteur a de plus le mérite de ne pas attendre les trois dernières pages pour nous révéler le coupable et son mobile.

Il a aussi le mérite de ne pas nous donner un inspecteur qui méprise son "assistante" et ne la voit que comme un poids, mais simplement deux jeunes gens qui se respectent, qui veulent résoudre une enquête et montrer leur valeur. Ce duo pas si improbable fonctionne parfaitement et on s'attache très vite à ces personnages marqués la mort (de son père pour l'un, de sa sœur pour l'autre) et un peu paumés, et qui, ensemble, vont finir par réussir à surmonter ça et à passer à autre chose.

Sur fond de Beatles Mania, racisme, sexisme, xénophobisme et saphisme se mêlent pour nous offrir un roman noir tellement passionnant et agréable à lire qu'on tourne les pages sans s'en rendre compte.

Du sang sur Abbey Road de William Shaw - Les Escales Noires - 2014

Londres, quartier d'Abbey Road. Le corps nu d'une jeune femme est retrouvé sous un matelas. En charge de l'enquête, le détective Cathal Breen pense à une des fans des Beatles qui campent près du célèbre studio. Vieux garçon qui doit sauver sa carrière après une sombre affaire, Breen fait face à une société en pleine mutation qui le dépasse. Et personne n'incarne mieux cette nouvelle réalité que la jeune inspectrice chargée de l'assister... Au cœur du Londres des années 60 où sexe, drogue et pop music échauffent les esprits, ce duo improbable va se retrouver plongé dans un cocktail explosif de corruption, de tensions raciales et de trafic d'armes.

21/06/2014

[Interlude musical] Tom Odell

Tom Odell est un jeune chanteur-compositeur originaire de Chichester, qui a commencé à écrire ses chansons à 13 ans et piquait la voiture de sa grand-mère pour aller donner des concerts à Londres avec son groupe Tom and the Tides avant de finalement préférer se lancer dans une carrière solo, parce qu'il ne voulait pas avoir à compter sur d'autres gens.

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Tom est très vite remarqué : son premier EP sort en octobre 2012, ses chansons sont utilisées par la BBC pour leurs pub et par Burberry lors de défilés, et il gagne le BRITs' Critics' Choice Award en février 2013. Quelques mois plus tard, il sort son premier album, Long Way Down qui se classe tout de suite numéro 1 des ventes UK.

J'ai découvert Tom Odell grâce à Being Human (UK) : sa chanson, Can't Pretend, accompagne le trio dans leur découverte de la ville en sang dans l'épisode final...

Ceux qui ne connaissent pas la série pourront écouter la chanson au dessus, ou bien Another Love, ma préférée. Mais je n'aime pas les clips, alors je vous mets la vidéo du live à The Voice.
La version acoustique est bien aussi, parce que c'est juste sa voix et le piano.

J'aime beaucoup I know aussi. Vous pouvez vous contenter de laisser l'onglet ouvert pour la musique - à moins que vous n'aimiez beaucoup son manteau ou le voir courir dans la forêt.

Et puis Grow old with me aussi.

 Et puis en fait c'est simple, je les aime toutes.

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