15/10/2014

La mer infinie - Rick Yancey

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Rick Yancey explique dans les remerciements que l'un de ses défauts d'écrivain est qu'il a tendance à plonger trop profondément dans les vies de ses personnages. Je ne pense pas que ce soit un défaut, surtout quand il s'agit d'écrire une série telle que celle-ci, où les personnages sont au cœur du roman et où il est absolument nécessaire de nous faire ressentir toute leur humanité.

Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit dans ce tome : d'humains et d'humanité, de ce qui les différencie des Autres. Être humain, c'est vouloir vivre; être humain, c'est se noyer dans une mer infinie; être humain, c'est se sacrifier pour les autres; être humain, c'est tenir ses promesses; être humain, c'est refuser de tuer une innocente pour en sauver six; être humain, c'est avoir le courage de tuer une innocente pour en sauver une autre. 

[- Tu es libre... Fuis !]

Grâce à la traduction toujours aussi fluide et soignée de Francine Deroyan, La mer infinie est aussi prenant que La 5ème vague, et s'il n'est pas aussi éprouvant, il n'en est pas moins marquant. Ce second tome est bien plus court et il se passe bien moins de choses, mais c'est sans doute aussi que les enjeux sont tout autres : le 1er tome pourrait représenter le 'maintenant', celui-ci représente le 'avant'. Après nous avoir raconté l'histoire de Zombie et Cassie, Rick Yancey s'intéresse maintenant à celles de Ringer et Poundcake et nous en dit davantage sur leur passé. Et sur le passé d'Evan aussi. Ce qui m'a particulièrement ravie : Ringer est l'un des personnages les plus intéressants, et j'étais très curieuse de voir ce que l'auteur allait faire d'Evan maintenant qu'on connait son secret - je n'ai pas été déçue !

On rencontre de nouveaux personnages, on en quitte d'autres, chacun apportant son lot de bonnes et mauvaises actions. Des personnages qu'on pensait secondaires passent au premier plan et on s'aperçoit que les héros ne sont pas ceux qu'on croyait. Une constante cependant : j'admire toujours autant Zombie.

L'auteur distille des indices sur l'issue finale, sur l'ennemi à vaincre, comment le vaincre et qui pourra le vaincra. Mais en même temps, Rick Yancey détruit tous nos acquis : quand enfin on commence à accepter cette présence extraterrestre, de nouvelles révélations sont faites, toutes nos certitudes volent en éclats et l'on se rend compte que les choses sont bien pires qu'on le pensait. Et au fur et à mesure qu'on découvre des choses sur Eux, la question n'est plus 'comment les vaincre' mais plutôt 'sera-t-il possible de les vaincre ?'. 

J'espère avoir un jour l'occasion de rencontrer Rick Yancey pour lui dire toute mon admiration et lui demander pourquoi il a eu envie de débarrasser la Terre de ses habitants. Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas marquée au point d'avoir envie de m'y replonger à peine la dernière page tournée.

[ "Mais je ne panique pas. Je ne déguerpis pas comme une gazelle effrayée. Je suis bien plus que la somme de mes peurs. Ce n'est pas la peur qui les vaincra. Ni la peur, ni la foi, ni l'espoir ou même l'amour, mais la rage." ]
[Ringer]

Mais après avoir lu ce second tome je m'interroge : est-ce vraiment une bonne idée d'adapter cette trilogie ? Comment rendre à l'écran les pensées des personnages, leur lutte intérieure, leur rage, leur souffrance, leur espoir et désespoir ? Faire une adaptation c'est facile, faire une bonne adaptation beaucoup moins. Surtout avec un roman aussi psychologique, où l'essentiel de l'action se situe dans la tête des personnages. Wait & see comme on dit.

La mer infinie de Rick Yancey - Tome 2/3 - 2014 - Robert Laffont

Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l'espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l'hiver en espérant le retour rapide d'Evan Walker, ou se mettre en quête d'éventuels survivants avant que l'ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège. Personne ne peut prédire à quels abimes de cruauté les Autres sont prêts à s'abaisser, ni à quelles hauteurs l'humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer... 

08/10/2014

Outsiders - S.E Hinton

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Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce livre. Je savais juste d'après divers avis que Ponyboy était un type bien. Et puis dès les premières pages j'ai été "prise" par l'histoire de ce jeune Greaser pas comme les autres. Car oui, Ponyboy a beau être un Greaser, il est surtout un rêveur, un lecteur, un type intelligent qui veut autre chose qu'une vie de voyou...

L'histoire est racontée par Ponyboy, et se retrouve alors emplie de toute la naïveté d'un jeune greaser de 14 ans qui, certes, n'a pas eu la vie facile, mais qui ne connait pas non plus tout de la vie. On suit le fil de ses pensées, et tout cela ne rend la lecture que plus touchante. On ne dirait pas en lisant le résumé, mais Outsiders est un livre très émouvant.

Outsiders est une histoire sur les répercussions des "guerres" entre gangs, mais en même temps ça va beaucoup plus loin que ça. Le roman parle de différences au sein d'un groupe (tous les Greaser n'ont pas les mêmes idées, les mêmes motivations), de relations fraternels (Ponyboy vit avec ses deux frères Sodapop et Darry), d'amitié (entre eux, c'est à la vie, à la mort!), et il illustre bien le dicton disant que la vraie famille c'est celle que l'on choisi...

Un autre point qui m'a plu dans le roman, c'est que l'histoire a beau se passer dans les années 60, le thème est toujours d'actualité. La "guerre" des gangs fait toujours des victimes de nos jours. Et ce qui est plus étonnant encore ce sont les circonstances dans lesquelles il a été écrit : Susan Eloise Hinton a écrit ce roman alors qu'elle était à peine âgée de 16 ans. Elle était révoltée par les injustices sociales ayant lieu dans son lycée et a alors décidé d'écrire son livre. C'était sa façon à elle de montrer le vrai côté des "outsiders"...

En résumé, un beau roman, intelligent, bien écrit et avec des personnages auxquels on s'attache énormément malgré leur réputation de voyou (et d'ailleurs on se rend vite compte que les voyous, ne sont pas toujours ceux qu'on croit...)

Outsiders de S.E Hinton - Livre de Poche - 2009

1966. Tucsa, Oklahoma. Deux bandes rivales, les Socs – la jeunesse dorée de la ville – et les Greasers – sortes de blousons noirs aux cheveux gominés –, se livrent une guerre sans merci.
Ponyboy Curtis, quatorze ans, est un Greaser. Il traîne dans les rues avec ses copains qui, comme lui, sont des loubards. Mais le meurtre d’un Soc bouleverse brutalement sa vie insouciante, le mettant hors la loi. Au fil d’événements dramatiques, le jeune garçon va devenir adulte et faire l’apprentissage de l’amour et de la mort.

23:32 Écrit par Filipa dans Livres | Lien permanent | Just a clock tick... (0) | Tags : outsiders, s.e hinton

30/09/2014

Où je vous parle de Netflix.

Et voilà, Netflix est officiellement arrivé en France il y a une dizaine de jours. J'ai testé. Et c'est aussi génial qu'on le dit.

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Pourtant, j'ai hésité pendant une semaine : j'étais assez sceptique quant à l'intérêt de la chose étant donné que le catalogue laissait vraiment à désirer à cause de toutes ces restrictions bien françaises : aucun film de moins de 3 ans et seulement quelques séries récentes que les chaines françaises ont bien voulu offrir (pas de House of Cards donc: Canal+ veut absolument garder l'exclusivité alors même que c'est une production Netflix). Et puis je me suis dit, "bah, profitons au moins du mois gratuit pour regarder Sin City".

J'ai donc choisi un pseudo et un mot de passe, entré mes coordonnées, et me voilà dans l'univers Netflixien ! Je cherche Sin City : indisponible au catalogue ! Je me rappelle alors avoir lu un article où l'auteur mentionnait le fait qu'on pouvait accéder au catalogue US. Ne perdant rien à essayer, je mets Hola Unblocker en mode USA et vais sur le site US. Et là surprise : non seulement ça marche, mais en plus je peux y accéder avec mes identifiants français ! Je tente alors sur la version UK : même chose ! Netflix n'oblige pas à créer un compte dans chaque pays : un message s'affiche pour annonce qu'on "voyage avec Netflix et qu'on va sans doute remarquer des différences au catalogue à cause de ça". A moi le catalogue Netflix de tous les pays ! *rire diabolique*

Je lance donc mon visionnage de Sin City. Shelbylee avait mentionné des problèmes de synchronisation, je m'attendais donc à avoir le même problème. Il n'en fut rien ! Le film a bloqué quelques secondes à un moment, mais je pense que ça venait plutôt de la mise à jour que je faisais en même temps. En fait, j'en suis même sûre car après ça j'ai regardé deux épisodes de Penny Dreadful, puis trois de New Girl et deux de Teen Wolf et à chaque fois, ça marchait parfaitement - aucune coupure, ni problème de synchronisation. L'image est nette, même en passant par un serveur étranger, et alors que j'ai l'abonnement en définition standard.

Netflix a aussi la gentillesse de me proposer les films et séries directement en VOST - il a retenu la leçon dès le premier épisode regardé ! J'attends maintenant de voir le "on sait avant vous ce que vous voulez regarder".

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L'autre bon point de Netflix est qu'avec un seul abonnemment, on peut en faire profiter toute la famille : pour 11,99€ par mois, on peut regarder Netflix simultanément sur 4 écrans différents et en HD. Il est aussi possible de créer des "profils" pour chaque membre de la famille, ce qui permettra ainsi à chacun d'avoir sa session personnelle et de se créer sa propre sélection de films et séries à voir. Vous pouvez aussi en faire profiter vos amis si vous préférez, vous avez juste à leur donner votre adresse email et mot de passe.

Netflix est sans engagement, il est donc possible de se désabonner à tout moment : il suffit d'aller sur son compte et de cliquer sur 'annuler l'abonnement'. Pour ma part, je vais continuer à profiter de mon mois gratuit...et sans aucun doute garder mon abonnement jusqu'à saturation !